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L’interdiction du journal Taimi ’oTonga jugée illégale par la Cour suprême

Publié le mardi 27 mai 2003. Mis à jour le lundi 23 juin 2003.
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L’interdiction du bihebdomadaire Taimi ’o Tonga, prononcée en février 2003 par le gouvernement de Tonga, a été déclarée "illégale" et "en infraction avec la Constitution" par la Cour suprême du royaume, le 26 mai 2003. "Les tentatives répétées du gouvernement tongien de faire interdire la publication ou la distribution de ce journal sont des moyens à peine voilés de restreindre la liberté de la presse", a déclaré le juge britannique Gordon Ward, président de la Cour suprême. Dans les jours qui ont précédé ce verdict, les autorités ont essayé d’interdire à tout ressortissant étranger d’être propriétaire de journaux publiés à Tonga. Or, le directeur du Taimi ’o Tonga, Kalafi Moala, Tongien d’origine, est maintenant citoyen américain. Le gouvernement a, par la suite, tenté de retirer la patente d’exploitation du Taimi ’o Tonga. Dans son verdict du 26 mai, le juge Ward a également suspendu la décision du gouvernement de retirer sa licence au journal, l’autorisant ainsi à être légalement vendu sur le territoire du royaume. La dernière édition du Taimi ’o Tonga devrait à nouveau se trouver dans les kiosques de l’archipel à partir du 28 mai.


03.04.2003

Cinq personnes accusées d’outrage à la Cour pour avoir critiqué l’interdiction d’un journal

Deux journalistes et trois militants des droits de l’homme des Tonga sont l’objet d’une plainte pour "outrage à la Cour" déposée par le procureur de l’île. Cette procédure fait suite à la diffusion d’un débat sur l’interdiction du Taimi ’o Tonga (seul journal privé du pays) par la chaîne de télévision privée Oceania Broadcasting Network. Il s’agit de Lopeti Senituli, du révérend Seimote Vea et d’Ofa Simiki, responsables du Mouvement pour les droits de l’homme et la démocratie aux Tonga, ainsi que de Sangster Saulala, directeur de la chaîne Oceania Broadcasting Network, et Tavake Fusimalohi, ancien directeur de la Commission de télédiffusion des Tonga. Les participants au débat avaient mis en doute la légalité de l’interdiction prononcée, en février 2003, contre le bihebdomadaire Taimi ’o Tonga. La Cour suprême est actuellement en train d’examiner le recours déposé par le directeur de ce journal.


27.02.2003

Reporters sans frontières dénonce l’interdiction du journal Times of Tonga

Le gouvernement du royaume des Tonga (îles du Pacifique Sud) a interdit, dans la semaine du 24 février 2003, l’importation du bihebdomadaire privé Taimi ’o Tonga (Times of Tonga), publié en Nouvelle-Zélande. Critique à l’égard des autorités, le journal avait récemment dénoncé la corruption dans le pays et notamment la décision du roi Taufa’ahau Tupou IV de construire une fabrique de cigarettes.

Reporters sans frontières proteste contre cette interdiction qui menace l’accès de la population des Tonga à une information indépendante du gouvernement. L’organisation a demandé au Premier ministre des Tonga, le prince ’Ulukalala Lavaka Ata, de revenir sur cette décision et de permettre au journal Times of Tonga de circuler librement entre la Nouvelle-Zélande et le royaume.

Selon l’agence Associated Press, Kalafi Moala, éditeur du Times of Tonga réfugié en Nouvelle-Zélande, a été informé par une lettre du commissaire en chef des douanes du royaume, Siosiua ’Utoikamanu, de l’interdiction d’importation de son journal. Les avocats de M. Moala ont annoncé qu’ils allaient faire appel de cette décision. Cette interdiction a obligé l’éditeur à licencier six des huit journalistes de la rédaction basée aux Tonga.

En janvier 2002, des militants royalistes avaient fait circuler une pétition demandant l’interdiction du Times of Tonga. En mars de la même année, le directeur de publication avait été inculpé de "diffamation" à l’encontre du roi. "Cela fait quatorze ans qu’ils essaient de nous pousser à la fermeture", a déclaré M. Moala. Cette interdiction pourrait cette fois porter un coup fatal au journal.

Kalafi Moala avait été interdit de se rendre aux Tonga en 1996 et il avait depuis acquis la nationalité américaine. Il avait alors installé la rédaction de son journal à Auckland (Nouvelle-Zélande).

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