Swaziland
Mswati III
Roi
40% de la population atteinte du sida, un taux de pauvreté qui augmente en flèche, aucune économie viable, des investisseurs étrangers qui ont jeté l’éponge. Le Swaziland connaît un véritable processus d’autodestruction. Le responsable de cette déroute : le roi Mswati III. Pas de gestion, pas de vision, ce monarque absolu – le dernier d’Afrique – use et abuse de ses droits régaliens. Sa majesté collectionne les épouses – il en a treize – et amasse les richesses tandis que la population tire la langue. Les partis politiques sont interdits, les élections une farce à laquelle seuls participent des candidats favorables au régime. La presse publique diffuse uniquement des informations contrôlées et validées par le ministère de l’Information. Les journaux indépendants ont d’énormes difficultés à accéder à l’information officielle. L’autocensure est généralisée, la critique difficilement imaginable. Les autorités rappellent régulièrement aux journalistes la conduite à tenir, en menaçant ceux qui critiqueraient le gouvernement d’être immédiatement "accusés de soutenir le terrorisme et arrêtés". En 2009, deux éditorialistes, Mfomfo Nkambule du
Times of Swaziland, seul journal privé du pays, et Mario Masuku de
Times Sunday, ont dû abandonner leur colonne sous la contrainte du gouvernement. Dans un tel contexte, la colère gronde et la contestation s’organise sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). En avril 2011 et avril 2012, des manifestations appelant au départ du roi ont été durement réprimées. Plusieurs journalistes, locaux et étrangers, qui les couvraient ont été interpellés.
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