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Le blogueur Gopalan Nair condamné à trois mois de prison

Publié le jeudi 18 septembre 2008. Mis à jour le samedi 20 septembre 2008.
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Gopalan Nair a été condamné à trois mois de prison en première instance. Il ne s’agit pas de la peine la plus forte pour "insulte" en vertu de l’article 228 du code pénal mais de la sentence la plus forte en vertu du chapitre 228 sur l’insulte et les blessures physiques de l’Emergency Act. Gopalan Nair risquait un an de prison et 5 000$ d’amende.


Reporters sans frontières dénonce la décision prise par un tribunal de Singapour, le 17 septembre 2008, de condamner le blogueur Gopalan Nair à trois mois de prison pour “insulte à agent de la fonction publique”. Le blogueur, qui n’a pas d’avocat, fera appel de la décision le 20 septembre, date à laquelle il entamera sa détention.

“Cette décision est disproportionnée. Gopalan Nair a hérité de la peine la plus importante du code pénal pour injure. Nous en appelons au discernement des juges et leur demandons de revenir sur leur décision de condamner le blogueur à une peine de prison”, a déclaré l’organisation.

Le procès de Gopalan Nair a débuté le 10 septembre. Il est accusé d’ “insulte à agent de la fonction publique”, en vertu de l’article 228 du code pénal.

“Ce que j’ai écrit sur mon blog s’adresse au monde entier. J’ai été accusé d’avoir envoyé des e-mails à la juge Belinda Ang et à une autre, mais c’est faux (...). La police a saisi mon carnet contenant le mot de passe de ma boîte e-mail ainsi que celui de mon blog“, a-t-il déclaré durant la première audience.

Gopalan Nair, 58 ans, est un avocat américain. Il avait déjà été arrêté à Singapour, le 31 mai, en vertu de l’article 13D de la loi sur les offenses diverses et mineures (Miscellaneous offences Act). Le 4 juin, il avait été accusé de “sédition“ (http://statutes.agc.gov.sg/), pour avoir publié des articles sur son blog critiquant la manière avec laquelle la Cour suprême, par l’intermédiaire des juges Belinda Ang et Lai Siew Chiu, avait statué sur une affaire de diffamation qui a conduit le chef du Parti démocratique de Singapour (SDP) Chee Soon Juan, et sa sœur, Siok Chin à passer respectivement 12 et 10 jours en prison. Il avait été libéré le 5 juin sous caution. Son blog est toujours accessible à Singapour.

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