Reporters sans frontières

Teofil Pančić sauvagement agressé à coups de barre de fer

Publié le lundi 26 juillet 2010.
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Reporters sans frontières est scandalisée par l’agression sauvage perpétrée dans la nuit du 24 juillet contre le journaliste serbe de renom, Teofil Pančić, éditorialiste de l’hebdomadaire Vreme (Le Temps). Connu pour sa dénonciation des dérives nationalistes, de la corruption et de l’hooliganisme dans le sport, Teofil Pančić a été attaqué et frappé à coups de barres de fer par des inconnus qui ont pris la fuite. Souffrant de contusions à la tête et au bras, le journaliste a pu quitter l’hôpital de Belgrade.

Teofil Pančić

« Nous sommes choqués par la violence et la barbarie de cette attaque contre l’un des journalistes les plus respectés du pays. Nous demandons aux autorités de faire aboutir l’enquête, jusqu’à l’arrestation des auteurs et des commanditaires. Les récentes réformes du code criminel entreprises pour garantir une plus grande sécurité des journalistes trouvent dans cette agression l’occasion de démontrer enfin leur efficacité » , a déclaré Reporters sans frontières.

Brankika Stankovic

« La justice doit mettre un terme à l’impunité dont bénéficient jusqu’à maintenant les auteurs de ce genre d’agression. La tentative d’assassinat le 13 avril 2007 contre Dejan Anastasijevic, également journaliste au magazine Vreme, avait déjà suscité une même émotion et une mobilisation apparentes des autorités mais l’enquête n’a jamais évolué. Nous n’oublions pas non plus que Brankika Stankovic, journaliste à la radiotélévision B92, a été déboutée de sa plainte suite à des menaces de mort après la diffusion de plusieurs documentaires sur les malversations dans le football serbe. Il n’est plus acceptable d’entendre le juge qui a rejeté la plainte de la journaliste considérer que les menaces de mort proférées relèvent simplement de l’insulte ou de la diffamation », a poursuivi Reporters sans frontières.

« Les enquêtes menées dans le milieu sportif sont devenues au fil des années aussi risquées que celles publiées sur le crime organisé ou les crimes de guerre commis dans les années 1990. Les ultranationalistes et les mouvements mafieux ont gangréné une grande part du secteur. Les journalistes qui couvrent ce phénomène s’exposent à des représailles particulièrement violentes dans une impunité quasi générale. Si la Serbie souhaite rejoindre l’Union européenne, des efforts doivent être faits pour poursuivre les auteurs des menaces, avec des peines conséquentes et à la mesure des crimes commis », a conclu l’organisation.

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