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Affaire du mémo Blair-Bush : la décision de la cour d’appel protège la liberté de la presse

Publié le vendredi 3 août 2007.
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Le 30 juillet 2007, la cour d’appel de Londres a annulé la décision rendue en première instance en mai 2007, par laquelle le juge Aikens avait interdit la publication d’articles mentionnant un mémo d’une réunion entre Tony Blair et George W. Bush, en 2004.

“Reporters sans frontières est satisfaite de constater que le recours formé par la BBC et seize autres médias britanniques, notamment The Guardian, a conduit la justice à rendre une décision qui préserve la liberté d’expression”, a déclaré l’organisation de défense de la liberté de la presse.

Les faits remontent à avril 2004. David Keogh aurait photocopié et donné à Leo O’Connor le compte rendu d’une réunion, portant l’en-tête de Downing Street ainsi que la mention "secret-personnel". Leo O’Connor l’aurait ensuite placé dans les papiers de son député, le travailliste Anthony Clarke, qui aurait alors informé Downing Street de la fuite. Le document s’est retrouvé le 22 novembre 2005 dans les colonnes du Daily Mirror.

Le mémo retrace une discussion entre Tony Blair et George W. Bush, le 16 avril 2004 à Washington, au cours de laquelle le président américain aurait soulevé l’hypothèse de bombarder la chaîne arabe d’informations en continu Al-Jazira. Le Premier ministre britannique l’en aurait dissuadé. La Maison Blanche a qualifié cette version de "farfelue" et d’"inconcevable". Et selon un porte-parole de Tony Blair, le mémo ne faisait "pas référence au bombardement de la station télévisée d’Al-Jazira au Qatar".

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