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Un journaliste hospitalisé après des tirs de la police ; appel à la vigilance face au comportement des forces de l'ordre

Un journaliste hospitalisé après des tirs de la police ; appel à la vigilance face au comportement des forces de l’ordre

Publié le lundi 31 janvier 2011.
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Directeur de la station de radio Cabrera FM et rédacteur en chef du journal en ligne Prensa Libre Nagua, Francisco Frías Morel a dû être hospitalisé, le 28 janvier 2011, après avoir été blessé par des tirs provenant des forces de l’ordre à Nagua (Nord-Est).

Le journaliste a été blessé à l’abdomen et à l’œil lors d’un affrontement avec la police pendant les obsèques de Paulino Domínguez. La mort de ce jeune homme de 21 ans, le 26 janvier, mettait déjà en cause la responsabilité des forces de l’ordre. Quatre fonctionnaires sont actuellement détenus dans l’enquête sur cette affaire, dans laquelle la police argue d’un échange de coups de feu. Francisco Frías et d’autres collègues avaient démenti cette version des faits.

Le secrétaire général provincial du Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP), David Cuevas, a affirmé que la police se sentait “incommodée” par les allégations d’abus d’autorité portées par les journalistes contre les policiers dans l’affaire Paulino Domínguez. L’organisation professionnelle parle d’une “tentative d’homicide” contre Francisco Frías Morel. Le journaliste avait auparavant subi les menaces d’un capitaine de police surnommé “El Menor”, au moment de relater une expulsion de paysans dans un conflit agraire.

Reporters sans frontières s’associe au SNTP pour demander au procureur général de la République, Radhames Jiménez, et au général de la police nationale, José Polanco Gómez, de diligenter une enquête approfondie sur les tirs dont Francisco Frías Morel a été victime. La piste de représailles ne saurait être écartée a priori au nom de la qualité de fonctionnaire de police des auteurs présumés.

Le SNTP a relevé depuis le 1er janvier 2011 huit agressions violentes envers des journalistes, dont la majorité implique les forces de l’ordre. Cette situation appelle, selon nous, une mobilisation de la part du gouvernement et de l’administration

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