Reporters sans frontières

Reporters sans frontières développe son dispositif de sécurité des journalistes

Reporters sans frontières développe son dispositif de sécurité des journalistes

Publié le jeudi 23 avril 2009. Mis à jour le vendredi 5 juin 2009.
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Deux ans après l’adoption par l’Unesco de la Déclaration de Medellin sur la sécurité des journaliste qui réaffirme, dans le prolongement de la Résolution 1738 du Conseil de sécurité des Nations unies, la nécessité de protéger les reporters en zone dangereuse, les violences commises à l’encontre des journalistes demeurent l’une des plus grandes menaces pour la liberté d’expression. Au cours de l’année 2008, 60 journalistes ont été assassinés et 29 ont été enlevés. Plus de 1500 autres ont été arrêtés, menacés ou attaqués en raison de leur métier. La guerre d’ Irak, qui a coûté la vie à plus de 200 professionnels des médias, en est la dramatique illustration.

Vivement consciente qu’un minimum de sécurité est indispensable au développement de la liberté de la presse et souhaitant faciliter le droit des journalistes d’accomplir leur travail à l’abri des menaces et de la violence, Reporters sans frontières a renforcé son dispositif de sécurité proposé aux journalistes couvrant les zones dangereuses.

En plus d’instruments préventifs, comme les stages de formation, la mise à disposition d’équipements et d’assurances adaptés, Reporters sans frontières propose aux journalistes d’être assistés immédiatement en cas de péril.

Contacter Reporters sans frontières à tout moment, grâce au dispositif SOS Presse.

Les professionnels des médias, qui nous apportent l’information en dépit des risques et dangers, doivent avoir un accès privilégié au dispositif d’assistance et de soutien. Grâce à l’aide d’American Express, qui met à disposition ses opérateurs et partenaires locaux, l’équipe de Reporters sans frontières peut être contactée immédiatement par tout journaliste en difficulté.

En composant le numéro SOS Presse (+33-1-47-77-74-14) ou en se rendant dans une agence locale d’American Express, les journalistes en danger peuvent rapidement joindre un responsable de Reporters sans frontières, qui leur fournit des conseils et des contacts, alerte les autorités locales ou consulaires, ou prend d’autres initiatives que la situation impose.

La préparation et l’information.

Une préparation régulière et une information adaptée sur les moyens de faire face aux dangers en zone de conflit ou de tension est de nature à limiter les risques encourus par les journalistes. Les renseignements dispensés dans le Guide pratique du journaliste, élaboré par Reporters sans frontières en partenariat avec l’Unesco, ainsi que les stages pratiques proposés par la Délégation à l’information et à la communication du ministère français de la Défense (Dicod), sont des outils indispensables avant tout départ en reportage dans des régions périlleuses.

La fourniture d’un équipement adapté.

L’organisation prête gracieusement aux reporters du matériel de sécurité fiable (gilets pare-balles, casques), du matériel de communication (balise de détresse) et des trousses de premiers secours.

Une assurance aux modalités d’adhésion simplifiées et aux tarifs préférentiels.

Les journalistes indépendants sont encore trop nombreux à partir en reportage sans avoir souscrit d’assurance. Cette prise de risque s’explique par le manque d’information, les tarifs élevés de ces assurances, ainsi que les lourdes formalités qu’il est parfois nécessaire d’accomplir. Reporters sans frontières propose, grâce au groupe Audiens, une assurance et une assistance pouvant couvrir la maladie, le rapatriement, l’invalidité et le décès. Les modalités d’adhésion, simplifiées et rapides, ainsi que les tarifs préférentiels négociés par Reporters sans frontières doivent inciter les journalistes indépendants à souscrire une garantie avant chaque mission.

Le soutien psychologique.

La sécurité des journalistes en zone de guerre ne se limite pas à l’intégrité physique. Reporters sans frontières a constaté qu’un nombre conséquent de professionnels des médias souffrent de blessures psychiques post-traumatiques consécutives à des reportages effectués dans des zones hostiles ou sur des événements traumatisants. Au retour de mission, pressés par leur rédaction ou par d’autres projets, les reporters se murent trop souvent dans le silence et tentent d’oublier ce qu’ils ont pu voir ou vivre. Les drames dont ils ont été les proches témoins, voire les victimes directes, restent cependant gravés dans leur mémoire. En effet, ces blessures invisibles peuvent provoquer l’interruption de leur travail, l’abandon du métier de reporter voire des troubles plus graves qui peuvent aller jusqu’au suicide. Reporters sans frontières, en collaboration avec des reporters de guerre expérimentés, informe les journalistes sur la détection des traumatismes post-missions et les orientent vers des professionnels susceptibles de les aider.

Par ce dispositif, Reporters sans frontières souhaite prévenir les risques pris par les journalistes en zone dangereuse et témoigne son soutien et son respect pour ceux qui n’hésitent à prendre des risques, y compris pour leur vie, pour communiquer des informations indépendantes et fiables.

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