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L’élection à la présidence de Mauricio Funes, journaliste de profession, suscite des attentes de la société civile en matière d’accès à l’information et de déconcentration de l’espace audiovisuel. Toutefois, la liberté de la presse continue de pâtir d’un niveau d’insécurité élevé.

L’Association des journalistes du Salvador (APES) a relevé une recrudescence des agressions contre les journalistes depuis le début de l’année, en particulier au cours de la campagne précédant l’élection présidentielle du 15 mars 2009. Durant cette période, une dizaine de professionnels ont en effet subi des manifestations d’hostilité de la part de militants des deux principaux partis, l’Alliance républicaine nationaliste (ARENA, droite) et Front Farabundo Martí de libération nationale (FMLN, gauche). Cependant, la condamnation à trente-cinq ans de prison, le 12 mai 2008, des trois assassins du journaliste indépendant Salvador Sánchez, a témoigné d’une volonté de lutte contre l’impunité, dans un pays où la liberté de la presse se heurte en premier lieu à un niveau d’insécurité très élevé.

Un projet de réforme du code de procédure pénale, restreignant la possibilité pour les journalistes d’invoquer le secret professionnel lorsqu’ils sont témoins d’un délit, continue d’inquiéter la profession. Face au tollé, certains députés n’excluent pas un possible abandon du projet. Les deux partis dominants semblent, en revanche, s’accorder sur la prochaine adoption d’une loi sur le droit à l’information, ainsi que sur une réforme de la législation sur les télécommunications, afin de répartir plus équitablement les fréquences audiovisuelles.

Cette volonté parlementaire cadre avec les attentes exprimées par le nouveau Mouvement pour la communication démocratique, émanant de la société civile, dans son manifeste « Liberté d’expression pour un pays ». La publication de ce document, au premier semestre 2009, a précédé de quelques semaines l’investiture du nouveau Président, Mauricio Funes, issu du FMLN et ancien journaliste de CNN en espagnol.

Suscitant une émotion considérable, l’assassinat du documentariste franco-espagnol Christian Poveda, le 2 septembre 2009, a révélé l’ampleur du phénomène des Maras, ces bandes de jeunes ultraviolentes qui font de l’Amérique centrale l’une des zones les plus dangereuses de la planète. Christian Poveda a été l’un des très rares journalistes à s’être immergé dans ce milieu, pendant seize mois, pour son documentaire “La Vida Loca” (“la vie folle”). Le journaliste a été tué par ceux-là mêmes auxquels il avait consacré son film. Quatre « mareros » et un policier ont rapidement été arrêtés sans que le mobile exact de l’assassinat ne soit établi.

Fiche actualisée en 2009

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