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République Dominicaine

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95 sur 179 dans le dernier classement mondial
  • Superficie : 48 730 km2
  • Population : 9 600 000
  • Langue : espagnol
  • Chef de l’État : Leonel Fernández (depuis mai 2004)

Une réforme de la Constitution votée à l’Assemblée nationale garantirait une totale protection du secret des sources, mais la dépénalisation des délits de presse attend toujours son approbation. Bien que les violences connues ces dernières années se soient apaisées, celles-ci existent toujours, notamment lorsqu’il s’agit du narcotrafic.

Les attaques contre les médias ont connu une légère baisse au cours de l’année 2009. Elles existent néanmoins toujours de manière fréquente. Destination touristique prisée, la République dominicaine reste également sujette à une corruption tenace et sa position géographique en fait un important point de passage du trafic de drogue. Gare aux médias qui se mêleraient d’un peu trop près de ce type d’affaires, d’autant que les représailles sont souvent le fait de fonctionnaires municipaux ou de policiers.

Particulièrement prégnante, la menace des cartels de la drogue contre les journalistes peut venir de n’importe où. Journaliste et producteur d’émissions pour la chaîne privée Canal 10-Varo Visión et la station 95,5 FM dans la province de Hato Mayor, Manuel Vega a ainsi reçu des « avertissements » attribués à deux narcotrafiquants emprisonnés au début de l’année 2009.

La liberté d’expression reste fragile. La fermeture, le 25 mars 2010, de la chaîne de télévision privée Canal 53, Cibao TV Club, sur ordre de l’Institut dominicain des Télécommunications (Indotel) l’accusant de “transmission illégale”, imposée peu de temps après que son présentateur Ernesto Fadul avait tenu des propos critiques envers le président Leonel Fernández et plusieurs fonctionnaires, prête à controverse. Le recours à la fermeture d’un média, s’il est avéré ici, est le pire moyen de punir pour des propos que l’on peut juger gravement diffamatoires ou pour l’utilisation illégale de fréquences.

L’interpellation, le 12 janvier 2010, du commanditaire présumé de l’assassinat du cameraman et producteur de la chaîne privée régionale Teleunión, Normando García, tué par balles le 7 août 2008 à Santiago de los Caballeros, constitue cependant une amélioration importante dans un pays où l’impunité concernant ce genre d’affaire est souvent la règle.

Le vote par l’Assemblée nationale d’une réforme constitutionnelle garantissant la protection absolue du secret des sources, le 4 mai 2009, a marqué une avancée notable. Elle reste cependant à modérer, notamment dans l’attente d’une loi dépénalisant les délits de presse. Une proposition de loi déposée en ce sens à l’Assemblée nationale, en septembre 2007, n’a en effet toujours pas été examinée et les appels réitérés des représentants de la profession restent toujours sans réponses.

Fiche réactualisée en mai 2010

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