Reporters sans frontières

Accueil - Rapport mondial

Pérou

Version imprimable de cet article Imprimerenvoyer l'article par mail envoyer EspañolEnglish

Les poursuites judiciaires et requêtes abusives sont nombreuses et continuent d’entraver la liberté d’informer. L’acharnement procédurier est particulièrement manifeste lorsqu’une publication met en cause un homme politique, dénonce des cas de corruption ou de conflits d’intérêts, ou interroge les collusions qui peuvent exister entre certains représentants des forces de l’ordre et le crime organisé. En juillet 2011, le Congrès avait adopté une réforme encourageante du code pénal éliminant toute peine de prison ferme en cas de “diffamation”, mais le président Ollanta Humala ne l’a toujours pas promulguée. Ainsi, le journaliste Paul Garay Ramirez, contributeur de plusieurs médias audiovisuels, a passé six mois en prison au cours de la même année et pour ce même motif. Depuis le 23 novembre 2011, l’ANP (Association nationale des journalistes du Pérou) mène campagne pour la dépénalisation des délits de presse. La justice a-t-elle entendue le message ? En mars 2012, le journaliste Teobaldo Melendez Fachin, menacé d’incarcération pour “diffamation aggravée”, a obtenu l’annulation en appel de sa condamnation.

La particularité péruvienne tient surtout aux agressions directes contre des journalistes commises au grand jour par des policiers, des fonctionnaires, des responsables syndicaux ou même parfois des élus. Ces violences interviennent notamment dans des contextes de conflits sociaux et environnementaux. En juillet 2012, lors d’un important mouvement de contestation contre l’exploitation minière dans trois provinces du pays , cinq journalistes ont dû à la fois faire face à des policiers zélés et à une foule mécontente de la couverture donnée aux événements .

Certains sujets demeurent, s’il l’on ose dire, des terrains minés. Le pays conserve les séquelles que la guerre civile, qui fit 70 000 morts, entre 1980-2000. Au mois d’août 2012, la revue Vortice, éditée à Lima, a été accusée de collusion avec le Sentier Lumineux (guérilla maoïste) et d’“apologie du terrorisme“ et s’est vue confisquer les exemplaires de ses 33 dernières éditions. L’ancien lieutenant-colonel Ollanta Humala, aujourd’hui chef de l’État, avait personnellement pris part à la lutte contre le Sentier lumineux dans les années 90.

Fiche réactualisée en septembre 2012

CLASSEMENT MONDIAL

ENNEMIS D'INTERNET

FICHES PAYS

BAROMÈTRE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE 2013

3 Mai

3 Mai prédateurs


boutique solidaire Reporters sans frontières

>

100 photos de Paolo Pellegrin

Les ennemis d'internet

cybercensorship

Sotchi 2014

cybercensorship


Voiceless eyes

Vidéos


close
Contact | Les actions de Reporters sans frontières | Mentions légales | CGU | La boutique | Les albums

Comment nous
utilisonS vos dons