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Liban

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Depuis l’assassinat, en février 2005, de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, et le départ des forces syriennes du Liban en mars 2005, la vie politique s’est polarisée autour des partisans du 8 mars (mouvance du Hezbollah et des partisans du général Aoun) d’un côté, et ceux du 14 mars (mouvance antisyrienne) de l’autre.

La désignation du général Michel Sleiman, le 25 mai 2008, à l’issue de la conférence de dialogue interlibanais organisée à Doha (Qatar), a permis au Liban de retrouver une certaine stabilité après six mois de flottement qui ont suivi la démission d’Emile Lahoud. Le pays du Cèdre a également vécu des moments difficiles après les élections législatives de juin 2009. Les difficultés rencontrées par Saad Hariri, leader de la coalition antisyrienne, à former un gouvernement d’unité nationale, au lendemain de sa victoire électorale, ont failli plonger à nouveau le pays dans la crise.

Les antagonismes sur la scène politique se reflètent dans le positionnement des différents médias libanais. Si la presse libanaise continue de jouir d’une liberté de ton rarement égalée dans la région, les pressions politiques tendent à la fragiliser. A la veille de l’échéance électorale de juin 2009, les pressions ont redoublé.

En avril 2009, les autorités ont décidé d’autoriser la chaîne antisyrienne MTV à reprendre ses activités, sept ans après avoir été censurée. Si elles sont moins fréquentes qu’en 2008, les agressions de journalistes découlent essentiellement des tensions politiques. Le 26 avril, l’équipe de la chaîne du Hezbollah Al-Manar a reçu des jets de pierres et des coups de feu à la sortie d’un stade à Beyrouth. En mai 2009, le véhicule de la journaliste Lucie Barsakhian, alors en reportage, a été endommagé par un groupe de la Jeunesse républicaine, membres d’un parti de l’opposition. Le 28 juin, le journaliste Assi Azar du site Tyar al Mustaqbal (Courant du futur, parti de Saad Hariri) a été agressé à la sortie de son travail par un groupe d’individus.

Par ailleurs, l’ouverture, le 1er mars 2009, du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) pour juger les auteurs présumés d’attaques terroristes contre des personnalités libanaises pourrait permettre de faire la lumière sur les meurtres des deux journalistes assassinés en 2005, Samir Kassir et Gebrane Tuéni.

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