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Le Koweït conserve la première place au sein des pays du Golfe en matière de respect des libertés individuelles, et plus particulièrement dans le domaine de la liberté de la presse. Les médias koweïtiens, incontestablement les plus libres de la région, suivent de très près les tensions entre le pouvoir et l’opposition parlementaire qui secouent l’émirat depuis plus de deux ans.
Ainsi, le Koweït dispose d’une dizaine de quotidiens et hebdomadaires privés en arabe et deux quotidiens en anglais. La presse écrite koweïtienne joue, depuis des décennies, un grand rôle dans le débat politique et elle s’inscrit dans une tradition de diversité et de liberté de ton. Lors des campagnes électorales, les débats politiques sont largement couverts.
La libéralisation de l’audiovisuel, avec l’avènement de nombreuses chaînes satellitaires, conséquence de plusieurs réformes du code de la presse, a contribué à l’élargissement de la liberté d’expression. Depuis le début de l’année 2009, le Parlement débat de la possibilité de créer une chaîne d’information en continu, à l’image d’Al-Jazeera ou d’Al-Arabiyya. Le lancement d’une telle chaîne est vu comme un vecteur d’influence pour cet Etat.
Depuis la réforme du code de la presse en 2006, la législation koweïtienne est la plus libérale de la région. Les peines d’emprisonnement ont été supprimées du code de la presse. En outre, seule une décision d’un tribunal peut, depuis, conduire à la fermeture d’un journal.
Toutefois, le code pénal – qui prévoit des peines de prison - reste applicable pour certains délits, tels que la “diffamation” ou les “atteintes à la religion”. Par ailleurs, si la prison n’est plus, depuis 2006, considérée comme une épée de Damoclès pesant sur la tête des professionnels des médias, il n’en reste pas moins que les amendes exorbitantes récemment administrées par certains juges du pays fragilisent les acquis de la presse locale et étrangère. Selon l’Association des journalistes koweïtiens, plus de quatre-vingt-dix affaires de diffamation seraient en cours de jugement.
Il existe en effet des “lignes rouges” que les journalistes de l’émirat ne peuvent pas dépasser. La personne du chef de l’Etat et les membres de la famille royale, ou des personnalités occupant les postes clés, restent des sujets sensibles qui ne sont pas discutés. Le niveau d’autocensure des journalistes est toujours assez élevé.
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