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Honduras

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Exclu de l’Organisation des États américains (OEA) depuis le coup d’État du 28 juin 2009, le Honduras y a repris sa place en juin 2011 sur un vote quasi unanime des autres États, à l’exception de l’Équateur, après le retour au pays du président renversé Manuel Zelaya quatre jours auparavant. Ce processus a suscité de vives critiques au sein de la société hondurienne ainsi que des médias, journalistes et organisations de défense des droits de l’homme. La réintégration n’a, en effet, en rien résolu la situation née du coup d’État, soutenu par les médias dominants, propriétés d’hommes politiques ou d’entrepreneurs influents.

Les médias d’opposition ou communautaires qui osent dénoncer les violations des droits de l’homme ou les conflits agraires s’exposent à de fortes représailles, avec la complicité directe de la police et de l’armée. L’acharnement subi par des médias d’opposition comme Radio Uno, Radio Globo ou Canal 36 ou des radios communautaires Radio Coco Dulce (appelée aussi Radio Faluma Bimetu) ou La Voz de Zacate Grande illustre particulièrement cette situation. Le terrain sur lequel est situé cette dernière est revendiqué par le magnat de l’huile de palme et propriétaire terrien, Miguel Facussé Barjum, inclus depuis le 3 mai dernier dans la liste des prédateurs de la liberté de la presse de Reporters sans frontières.

Treize journalistes et un propriétaire de chaîne privée ont été assassinés depuis le début de l’année 2010. Aucun de ces crimes n’a été élucidé à ce jour.

L’acharnement procédurier constitue un autre outil de répression envers les journalistes. Le statut des radios communautaires n’étant pas reconnu au Honduras, Pedro Canales, journaliste de La Voz de Zacate Grande, est poursuivi pour “utilisation illégale de fréquence”. Deux autres collaboratrices de cette radio, Elia Xiomara Hernández, Elba Yolibeth Rubio et son directeur, Franklin Meléndez – victime d’une tentative d’attentat en mars 2011 - sont également poursuivis en justice. Au début de l’année 2011, une résolution de la Commission nationale des télécommunications (Conatel) a prévu la suspension de tout octroi de fréquences de basse puissance.

Fiche réactualisée en août 2011

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