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Les mois de janvier et de février 2009 ont connu une vague d’attentats suite à la mort d’un jeune homme tué par un policier au cours d’une manifestation. La presse n’a pas été épargnée : le 11 février, des engins incendiaires artisanaux ont ainsi explosé devant les locaux des quotidiens Ta Nea et Avriani à Salonique, sans faire de victimes. Le 17 février 2009, un groupe d’activistes cagoulés et casqués ont ouvert le feu contre les bureaux de la télévision privée Alter, utilisant également un engin explosif artisanal qui n’a pas explosé. Dans un texte envoyé le 21 février aux rédactions locales, des inconnus se réclamant de « la Secte des révolutionnaires » ont revendiqué l’attaque et ont menacé des journalistes : « Messieurs les journalistes, nous sommes arrivés cette fois à votre porte, la prochaine fois vous nous trouverez chez vous. » Les correspondants de la presse étrangère découvrent avec stupeur des conditions de travail indignes d’une capitale européenne. Prises régulièrement à partie durant les manifestations, des équipes de journalistes voient leur matériel vandalisé. Ainsi, deux correspondants de France Inter, et le correspondant de La Croix à Athènes ont été violemment agressés au mois de décembre 2008. Une équipe de tournage de la chaîne russe NTV a connu un sort identique, sauvant de peu son matériel. Les médias anglophones, qui constituent la cible principale de ces attaques, sont considérés par les mouvances anarchistes comme les vecteurs d’un capitalisme « à abattre » et font l’objet de menaces directes. Certains de ces médias ont pris des mesures de protection. Ils refusent de s’exprimer sur le sujet, ou insistent pour conserver l’anonymat par peur des représailles. La violence à l’égard de la presse ne résulte pas seulement de la couverture des mouvements sociaux. En octobre 2008, Makis Nodaros, journaliste du quotidien Eleftherotypia, a été agressé par deux inconnus. Une attaque qui pourrait être liée aux enquêtes menées par le journaliste sur l’utilisation controversée et frauduleuse des fonds destinés à la reconstruction des régions touchées par les incendies gigantesques d’août 2007. Enfin, le procès intenté aux trois membres de Reporters sans frontières, qui avaient perturbé le 24 mars 2008 la cérémonie de la flamme olympique à Olympie, a été repoussé à une date inconnue.

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