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Le retour de la Ligue Awami au pouvoir, en janvier 2009, a permis aux médias de travailler dans un climat plus serein que lors du gouvernement intérimaire soutenu par l’armée. Sous l’impulsion du Premier ministre Sheikh Hasina Wajed, les autorités ont procédé à la libération des professionnels des médias détenus et les pressions exercées par les militaires ont baissé d’intensité.
Mais une série de décisions gouvernementales, hostiles à la liberté de la presse, ont menacé le fragile et relatif retour à la normale. Le 22 mars 2010, l’exposition "Crossfire", sur les exécutions extrajudiciaires perpétrées par les agents du Rapid Action Bataillon (RAB), organisée par le photoreporter Shahidul Alam, a été temporairement fermée par la police de Dacca. La Commission de régulation des télécommunications du Bangladesh (BTRC) a décidé, en mai, d’interdire le réseau social Facebook, pour des raisons religieuses, pendant religieuse. La fermeture de médias (Channel 1, Amar Desh) et le meurtre de Foteh Osmani, correspondant du magazine Shaptahik 2000 à Sylhet (Nord-Est), ont confirmé la dégradation de la liberté d’information en 2010.
Aujourd’hui, les principaux problèmes rencontrés par la presse proviennent des tensions politiques entre les membres ou les militants des partis de l’opposition et ceux de la Ligue Awami, parti au pouvoir. La situation dans certaines provinces est particulièrement critique, des militants affiliés à la Ligue Awami, des officiels, des groupes mafieux et parfois des policiers se rendant régulièrement coupables d’abus contre les correspondants des nombreux médias nationaux. Entre juin et juillet 2011, pas moins de dix journalistes ont été pris pour cibles par des militants lors de manifestations du principal parti d’opposition, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP). Le 14 juillet, des individus ont lancé une bombe contre le domicile de Mashiyul Haque, correspondant du quotidien Dainik Samakal et président du Club de la presse de Kalia (sud-ouest de Dacca).
Le Bangladesh compte une demi-douzaine de chaînes de télévision, autant de radios privées, et plusieurs dizaines de quotidiens en bengali ou en anglais. Cette diversité ne doit pas masquer l’existence de nombreuses lois liberticides. Les journalistes peuvent, en effet, être emprisonnés pour des délits de "diffamation" ou "sédition". Les services de sécurité continuent à exercer la surveillance des téléphones et des emails de dizaines de journalistes. Les correspondants des médias internationaux sont également visés.
Mise à jour : octobre 2011.
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