Reporters sans frontières

UNE ONG INTERNATIONALE

Publié le mercredi 12 septembre 2012. Mis à jour le jeudi 30 avril 2015.
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La liberté d’expression et d’information reste la première des libertés. Comment lutter contre le massacre des civils, le fléau des enfants soldats et défendre les droits des femmes, comment préserver notre environnement si les journalistes ne sont pas libres de rapporter les faits, de dénoncer des abus et d’interpeller la conscience générale ? Dans certains pays, les tortionnaires cessent leur triste besogne le jour où la presse les dénonce. Ailleurs, ce sont les hommes politiques corrompus qui abandonnent leurs pratiques illicites lorsque les journalistes d’investigation publient des informations compromettantes.

La liberté d’information est le fondement de toute démocratie. Pourtant, près de la moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès à une information libre.

  • UNE ORGANISATION INTERNATIONALE

Dotée d’un statut consultatif auprès de l’Organisation des Nations unies, de l’Unesco, du Conseil de l’Europe et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Reporters sans frontières est une organisation indépendante basée à Paris. Ses sections à l’étranger, ses bureaux dans dix villes, dont Bruxelles, Washington DC, Berlin, Tunis, Stockholm, et son réseau de correspondants dans 130 pays lui confèrent une forte capacité de mobilisation et d’interpellation, ainsi qu’influence considérable sur le terrain comme dans les ministères et les enceintes où sont rédigés les normes sur la presse et Internet.

  • 30 ANS DE COMBAT POUR LA DEFENSE DE LA LIBERTE DE L’INFORMATION

Fondée en 1985 à Montpellier par quatre journalistes, Émilien Jubineau, Rémy Loury, Robert Ménard et Jacques Molénat, l’association est devenue une organisation leader dans le monde pour la défense et la promotion de la liberté de l’information. Reconnue d’utilité publique en France depuis 1995, l’organisation s’est illustrée tant lors des jeux olympiques de Pékin, en 2008, qu’en Afrique, où elle a par exemple soutenu l’établissement en 2009 de la seule radio indépendante à destination des Erythréens, radio Erena. RSF s’est également illustrée en Haïti, où elle a créé un centre d’appui aux médias après le séisme de janvier 2010, ou, plus récemment, en Syrie, où elle a dispensé des formations pour des journalistes et bloggeurs.

  • DES PUBLICATIONS QUOTIDIENNES ET MULTILINGUES

Tous les jours, en français comme en anglais, en espagnol, en arabe et en farsi, et souvent dans d’autres langues (chinois, portugais, russe, etc.), l’organisation publie des rapports et communiqués sur la situation de la liberté de l’information dans le monde et les atteintes à celle-ci. Les campagnes de communication font le tour de la planète. Les interventions dans la presse internationale sensibilisent le grand public et influencent les dirigeants sur des cas particuliers et des thèmes transversaux.

  • UNE RECONNAISSANCE MONDIALE

Dotée d’une notoriété internationale, RSF est honorée dans le monde entier : DemokratiePreis de la ville de Bonn (2014), Prix de l’Association Internationale des clubs de la presse (2013), Médaille Charlemagne pour les médias européens (2009), Emmy Award de l’Académie américaine des arts et des sciences de la télévision (2006), Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit du Parlement européen (2005), Prix OSCE « Journalisme et Démocratie » (1997), Prix Lorenzo Natali de la Commission européenne (1992).

  • UNE METHODE TOURNEE VERS L’EFFICACITE

Les recommandations de RSF sont suivies par de nombreuses institutions et l’association a développé des indicateurs pour évaluer l’impact de son travail. Au cours des dernières années, elle a enregistré une forte augmentation des réactions des gouvernements à la publication du Classement mondial de la liberté de la presse. Cet outil de mesure et de plaidoyer est désormais l’un des critères les plus utilisés pour l’allocation des aides au développement, notamment par le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), la Banque mondiale et la Millennium Challenge Corporation. Ce choix a contribué à focaliser davantage l’attention des gouvernements sur la liberté d’information.

  • UN CONSEIL EMERITE INFLUENT

L’organisation dispose d’un Conseil émérite composé de personnalités éminentes telles que l’avocate iranienne Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix en 2003, Wole Soyinka, Prix Nobel de littérature en 1986, l’auteure bangladaise Taslima Nasreen, l‘avocat espagnol Baltasar Garzón l’ancien président de la République du Mali Alpha Oumar Konaré et Michaelle Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie. En font également partie Robert Badinter, Josep Borrell Fontelles, Zlatko Dizdarevic, Adam Michnik, Michèle Montas, Taslima Nasreen, Ghassan Salamé, Roberto Saviano, Eugenio Scalfari, et Harry

RSF EN CHIFFRES

  • 150 correspondants dans 130 pays
  • 8 sections (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, Italie, Suède, Suisse)
  • 3 bureaux (Bruxelles, Tunis, Washington DC)
  • 500 000 euros par an dépensés en fonds d’assistance
  • Un budget annuel de 4 millions d’euros.
  • Plus de 1 000 communiqués de presse relatant les violations de la liberté de l’information publiés chaque année
  • Chaque année, 3 albums de photographies publiés et 150 000 exemplaires vendus en moyenne par an
  • 350 000 visiteurs uniques et 750 000 pages vues chaque mois sur rsf.org

NOS MISSIONS

Au début du XXIe siècle, près de la moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès à une information libre. Privés de la lucidité élémentaire pour conduire leur vie, dépossédés de leur existence, ces être humains sont empêchés de vivre dans des systèmes politiques pluralistes où les “vérités factuelles” servent de base aux choix individuels et collectifs.

Reporters sans frontières est la plus vaste organisation internationale de défense de la liberté de la presse, entendue comme droit humain fondamental d’informer et d’être informé.

GARANTIR TOUTES LES LIBERTES

Comme l’a dit le journaliste birman Win Tin, soutenu par Reporters sans frontières, « la liberté de l’information est celle qui permet de vérifier l’existence de toutes les autres ». Il ne saurait y avoir de liberté de conscience sans connaissance de la réalité. En 1948, les Nations Unies exprimaient dans l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme que « la liberté d’opinion et d’expression » implique « le droit de n’être pas inquiété parce que l’on cherche, reçoit ou répand les informations, sans considération de frontières »

ASSURER LA DIGNITE HUMAINE

L’acte constitutif de l’Unesco affirme que la libre poursuite de la vérité objective est un élément de dignité et de liberté humaines, étant entendu que cette assertion ne saurait être admise qu’à la condition que cette vérité puisse avoir des formes et des résultats différents et parfois même contradictoires car nul n’est détenteur de la vérité. Reporters sans frontières défend des journalistes professionnels et parfois amateurs qui peuvent défendre des thèses opposées, pourvu qu’ils s’attachent à rendre compte de la réalité de façon indépendante.

PROMOUVOIR LA DEMOCRATIE

Quel que soit le système politique, il ne saurait y avoir de représentation des intérêts divergents et des contradictions internes sans contre pouvoirs libres. Dans les régimes dictatoriaux, l’empêchement des journalistes permet la domination des appareils d’Etat et l’accaparement des richesses par quelques-uns. Dans les démocraties, le divertissement et le contrôle des désirs par des rétributions positives peuvent susciter une « apathie » politique. Le journalisme libre est crucial pour une démocratie « de haute intensité ».

FAVORISER LE DEVELOPPEMENT

Quelle que soit la doctrine économique à la lumière de laquelle on analyse les choix humains, il est évident que les choix des acteurs publics et privés doivent être établis en fonction de faits exacts. La liberté de l’information est un acteur de transparence et d’efficacité des marchés publics et privés comme de l’aide publique au développement. D’elle dépendent la cohérence des politiques publiques et la prospérité des entreprises privées, donc une croissance soutenable respectueuse des équilibres naturels et humains.

GARANTIR LES CAPACITES DES INDIVIDUS

Le Prix Nobel d’économie Amartya Sen a défini le développement comme « un processus d’expansion des libertés individuelles substantielles ». Incontestablement la liberté́ de l’information est de celles qui favorisent les « capacités » d’un individu, entendues au sens de sa maîtrise du système de santé, du système d’éducation, du débat public, pour résumer, au sens de la maîtrise de sa vie. La liberté́ de l’information en est une condition sine qua non de l’accroissement de toutes les possibilités sociales, économiques et politiques offertes à l’individu.

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