Reporters sans frontières

Les prédateurs


Roi Abdallah Ibn Al-Saoud

Sixième monarque d’Arabie saoudite, Abdallah ibn Abdulaziz Al-Saoud a accédé au pouvoir en août 2005. Depuis, le régime hésite entre répression et ouverture, faisant d’un côté arrêter activistes politiques et journalistes, organisant de l’autre les premières élections municipales du pays.

Le maintien des Al-Saoud à la tête de l’Etat et la suprématie de l’idéologie wahhabite reposent sur un contrôle sans faille de l’information. En l’absence de cadre juridique protégeant la liberté d’expression, l’autocensure est la règle. La lutte contre le terrorisme et les risques que fait peser l’agitation politique régionale sur la stabilité du pays servent de prétextes aux restrictions des libertés fondamentales. Quant aux correspondants étrangers, ils sont systématiquement accompagnés de fonctionnaires chargés de rendre compte du contenu de leur travail.

L’Arabie saoudite est également l’un des pays les plus répressifs sur Internet. Le 1er janvier 2011, de nouvelles dispositions sont venues renforcer l’arsenal mis en place en 2007. Plus de 400 000 sites actuellement sont bloqués. Loin de s’en cacher, les autorités assument leur politique de censure, au nom du maintien de l’ordre social.

Depuis l’avènement des révoltes arabes et le début du mouvement de contestation chez son voisin le Bahreïn, les autorités de Riyadh s’efforcent d’empêcher un tel mouvement de gagner l’Arabie saoudite. Tous les moyens sont bons : blocage de sites mis en place dans le sillage des manifestations en Tunisie et en Egypte et appellant aux réformes dans le royaume (http://dawlaty.info/ et http://www.saudireform.com/) ; blocage de la page Facebook “Revolutionary nostalgia" ; interdiction pour les journalistes étrangers de couvrir les manifestations dans l’est du pays.

Parallèlement aux promesses du roi, en mars 2011, d’améliorer les conditions de travail et de logement des Saoudiens, ainsi que leur couverture santé, des mesures d’exception ont été prises pour éviter tout risque de “déstabilisation sociale”. En octobre 2011, trois journalistes d’une télévision en ligne ont été arrêtés et détenus pendant plusieurs jours à la suite de la diffusion, dans l’émission “Malub Aleyna”, d’un sujet sur les conditions de vie des plus démunis dans la capitale saoudienne. Le site Internet de Radio Nederland a été bloqué suite à la publication d’un article traitant de la maltraitance des immigrés en Arabie saoudite.

Preuve de l’implacable intolérance des autorités à l’égard de la liberté d’expression : le journaliste Hamza Kashgari est emprisonné et poursuivi pour avoir partagé une opinion personnelle en ligne. Il risque la peine de mort pour des tweets jugés blasphématoires par les autorités.

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