Zimbabwe
Robert Mugabe
président de la République
S’il n’existe aujourd’hui aucune radio ou télévision indépendante – le paysage audiovisuel étant monopolisé par la Zimbabwe Broadcasting Corporation (ZBC, publique) –, et si la presse écrite privée est harcelée de façon permanente, c’est à son Président que la population zimbabwéenne le doit. Robert Mugabe freine des quatre fers, empêche le gouvernement d’union nationale de fonctionner convenablement, veille à ce que la presse indépendante ne puisse s’exprimer librement, et assure, avec son entourage, un contrôle strict sur la presse d’Etat. Suite aux difficultés électorales rencontrées par son gouvernement en 2008, Robert Mugabe a décidé de donner un nouveau tour de vis. Des rédacteurs en chef ont été placés sous surveillance électronique afin de mesurer leur fidélité au parti, et des militants de l’opposition ont été enlevés et jugés, au cours de procès grotesques, pour "complot terroriste visant à renverser le président Robert Mugabe". Le chef de l’Etat, pourtant salué comme un "libérateur" à sa prise de pouvoir dans les années 1980, assume pleinement les arrestations arbitraires et les intimidations dont sont victimes la plupart des professionnels de l’information du pays. En 2002, il a été l’artisan de la loi sur "la protection de la vie privée et l’accès à l’information" (AIPPA), laquelle avait pour unique but de venir à bout de la presse indépendante, notamment
The Daily News, le quotidien le plus lu du pays à l’époque. En 2012, "the old man" se prépare pour les prochaines élections – non encore fixées – en maintenant une chape de plomb sur la liberté d’expression. Tandis que les médias étrangers ne sont pas les bienvenus, le harcèlement des journalistes locaux continue…
Abonnez-vous
à notre newsletter
Et recevez deux fois par mois
toutes les actualités de reporters sans frontières.
close
Comment nous
utilisonS vos dons

-
61,1% Mission sociale réalisée en France
-
21,8% Mission sociale réalisée à l'étranger
-
10,3% Frais de fonctionnement
-
5,1% Frais de recherche de fonds : coût des appels aux dons et liés à la recherche de fonds privés et de subventions publiques
-
1,7% Dotations aux provisions