Reporters sans frontières

Les prédateurs

Vietnam
Nguyen Phu Trong
Secrétaire général du parti unique

Secrétaire général du parti unique depuis le 19 janvier 2011, Nguyen Phu Trong ne s’est pas fait attendre pour montrer son zèle dans la réduction au silence de toute les voix critiques dans le pays. Au cours des premiers mois qui ont suivi son accession au pouvoir, l’ancien président de l’assemblée nationale vietnamienne, entre 2006 et 2011, n’a fait preuve d’aucune clémence à l’égard des cyberdissidents. Inquiet des risques de contagion des mouvements de contestation qui ont agité le Moyen-Orient, Le parti, dominé par les factions conservatrices, n’a eu de cesse d’augmenter la pression sur les militants pro-démocratie.

En avril 2011, Cu Huy Ha Vu a été condamné à sept ans de prison et trois ans d’assignation à résidence pour “propagande contre l’Etat”. Le militant pro-démocratie Vi Duc Hoi a vu sa peine de huit ans de prison et cinq ans d’assignation à résidence réduite en appel à cinq ans d’emprisonnement et trois ans de résidence surveillée pour le même chef d’accusation.

Depuis la nomination d’Nguyen Phu Trong à la tête du Parti, sept net-citoyens ont été emprisonnés, tous pour avoir appelé au multipartitisme ou à la démocratie. Mais le parti unique de Nguyen Phu Trong, outre l’arme de la répression, utilise aussi la loi pour étouffer les voix dissidentes sur la toile. Depuis peu, un inquiétant projet de décret, prévu pour juin 2012, visant à renforcer la censure sur internet avec l’appui des entreprises du secteur, est actuellement à l’étude au Vietnam. Les médias ne sont pas en reste. Les journalistes radio Vu Duc Trung et son beau-frère Le Van Thanh ont été condamnés en novembre 2011 respectivement à trois et deux ans de prison ferme pour “diffusion illégale d’informations". Le 2 janvier 2012, Hoang Khuong, de son vrai nom Nguyen Van Khuong, journaliste du quotidien Tuoi Tre, a été arrêté pour avoir “soudoyé un officier de police”, alors qu’il enquêtait sur les pratiques de corruption au sein de la police.

Nguyen Phu Trong peut passer outre le Premier ministre et le Président pour imposer censure et arrestations au mépris des recommandations de la communauté internationale.

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