La répression s’est brusquement intensifiée suite à d’importantes manifestations de l’opposition, début mars 2011. Semblant paniquer devant la force de la vague balayant les régimes autoritaires arabes, le pouvoir a jeté en prison les jeunes blogueurs et activistes, comme Bakhtiyar Hajiyev, qui appelaient à manifester sur les réseaux sociaux.
Obstacles physiques, interpellations, reconduites à la frontière, refus de visa… La presse locale et internationale a été systématiquement empêchée de couvrir les rassemblements. Féroce à l’intérieur, le clan Aliev n’est jamais à court de pétrodollars pour promouvoir l’image de l’Azerbaïdjan sur la scène internationale.
Jusqu’à présent, avec succès. L’organisation à Bakou du concours Eurovision de la chanson et du Forum international de la gouvernance d’Internet, en 2012, couronne cet intense lobbying. Mais en braquant le feu des projecteurs sur l’Azerbaïdjan, le régime donne involontairement à la société civile une opportunité inespérée de se faire entendre. La bataille est engagée. A la presse internationale de faire une partie de la différence.
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