Reporters sans frontières

Les prédateurs

Azerbaïdjan
Ilham Aliev
Président

Au sommet de ce pétro-Etat très courtisé, le pouvoir est une affaire de famille. L’arrivée d’Ilham Aliev à la tête du pays, en 2003 a été soigneusement préparée par son père. Heydar Aliev, dirigeant le pays presque sans interruption depuis 1969, lui a d’abord fait conduire la liste présidentielle en 1999, pavant la voie à son accession au poste de Premier ministre, puis de Président. "Réélu" avec 89 % des suffrages en octobre 2008, Ilham Aliev a parachevé en 2009 son contrôle sur les destinées du pays, puisqu’il n’y a désormais plus de limites au nombre de mandats qu’il peut briguer. Initialement considéré comme un homme affable, peu taillé pour les dures réalités de la vie politique, il s’est pourtant illustré comme étant le digne héritier de son père en traitant l’opposition avec brutalité. Alors qu’ils tiennent tous les rênes du pays, le président, son épouse et ses proches constituent un tabou absolu pour la presse. Rien n’est épargné à ceux qui se risquent à le briser : menaces de mort insistantes, enlèvements, campagnes de calomnie… La journaliste d’investigation Khadija Ismaïlova et les collaborateurs du journal d’opposition Azadlig en ont récemment fait les frais.

La répression s’est brusquement intensifiée suite à d’importantes manifestations de l’opposition, début mars 2011. Semblant paniquer devant la force de la vague balayant les régimes autoritaires arabes, le pouvoir a jeté en prison les jeunes blogueurs et activistes, comme Bakhtiyar Hajiyev, qui appelaient à manifester sur les réseaux sociaux.

Obstacles physiques, interpellations, reconduites à la frontière, refus de visa… La presse locale et internationale a été systématiquement empêchée de couvrir les rassemblements. Féroce à l’intérieur, le clan Aliev n’est jamais à court de pétrodollars pour promouvoir l’image de l’Azerbaïdjan sur la scène internationale.

Jusqu’à présent, avec succès. L’organisation à Bakou du concours Eurovision de la chanson et du Forum international de la gouvernance d’Internet, en 2012, couronne cet intense lobbying. Mais en braquant le feu des projecteurs sur l’Azerbaïdjan, le régime donne involontairement à la société civile une opportunité inespérée de se faire entendre. La bataille est engagée. A la presse internationale de faire une partie de la différence.

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