Reporters sans frontières

Les prédateurs


Conseil suprême des forces armées

L’année 2011, après la chute d’Hosni Moubarak le 11 février, a été marquée par une vague de répression, d’atteintes aux droits de l’homme, notamment la liberté d’informer, de la part du Conseil suprême des forces armées (CSFA), au pouvoir depuis.

Intouchable en Égypte, l’armée pratique toujours les mêmes méthodes de censure et d’intimidation. La mise en place du CSFA au lendemain du départ d’Hosni Moubarak n’a fait que renforcer la sacralisation de cette institution. Le Conseil a non seulement perpétué les méthodes d’Hosni Moubarak pour contrôler l’information, mais les a renforcées. De nombreux professionnels de l’information et blogueurs cherchant à dénoncer les exactions commises par certains éléments de l’armée ou de la police militaire au cours du soulèvement pro-démocratique sont poursuivis devant des juridictions militaires. Le CSFA a en effet affirmé qu’elle n’aura “aucune tolérance face aux insultes lancées contre [elle]”.

Depuis les élections législatives en novembre 2011, Reporters sans frontières n’a pas constaté de recrudescence des exactions. Toutefois, tant que le pouvoir n’aura pas été transmis à des civils, la vigilance reste de mise.

Le blogueur Maikel Nabil Sanad a été le premier prisonnier de conscience de l’ère post-Moubarak. Arrêté le 28 mars 2011, il avait été condamné en avril 2011 à trois ans de prison pour avoir publié un rapport, sur son blog, remettant en cause l’apparente neutralité de l’armée lors des manifestations de janvier et février 2011. Il a été grâcié le 21 janvier 2012, à la veille du premier anniversaire de la révolution égyptienne.

A également été visée la blogueuse Asmaa Mahfouz, lauréate du prix Sakharov, menacée en août 2011 d’un procès devant une cour militaire, pour insultes à l’encontre du CSFA.

Lors des émeutes dans le quartier de Maspero au Caire les 9 et 10 octobre 2011, l’armée n’a pas hésité à prendre d’assaut les sièges des chaînes de télévision Al-Hurra et Channel January 25, situés dans le quartier, alors qu’elles diffusaient des reportages sur les incidents. Les militaires ont interrompu les programmes et ont menacé les journalistes. Elle est également intervenue pour couper temporairement l’électricité, les lignes de téléphone et la connexion Internet dans les bureaux d’Al-Shorooq. Le blogueur et activiste Alaa Abdel Fattah a été détenu pendant près de deux mois pour avoir refusé de répondre aux accusations d’“incitation à la violence”, “vandalisme”, et “vol d’armes” lors des manifestations de Maspero.

Lors la semaine précédant la tenue des élections parlementaires le 28 novembre 2011, de violents affrontements ont opposé manifestants demandant le départ du CSFA et les forces de l’ordre, principalement dans les rues adjacentes à la place Tahrir. Violences réitérées contre les professionnels de la presse entre les 16 décembre et 18 décembre 2011.

Le 7 mars 2012, suite au dépôt de plus de 700 plaintes provenant d’un groupe appelé ‘Jeunes, femmes et hommes pour une Egypte honorable’ contre douze personnalités publiques, le procureur général, conformément à l’article 9 (alinéa 1) de la loi martiale n°25 de 1966, a transmis le dossier au procureur militaire. Parmi ces douze personnes, figurent deux journalistes de la chaîne ON TV, Rim Magued et Yosri Fouda, des activistes comme les blogueurs Nawara Ngem et Wael Ghoneim, ainsi que l’écrivain Alaa Al-Aswani. Ils pourraient être poursuivis pour “tentative de renversement de l’Etat” et “atteinte à la réputation des forces armées”.

Par ailleurs, une importante campagne de diffamation a été lancée dans les médias gouvernementaux contre les ONG égyptiennes qui reçoivent des subventions du gouvernement américain et ont formulé des critiques à l’égard du CSFA. Cette campagne a mis en péril l’avenir de nombreuses associations nationales de défense des droits de l’homme.

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