|
“Nous, organisations de défense des droits de l’homme, rédactions locales de journaux et victimes de poursuites abusives au nom du crime de lèse-majesté, appelons les autorités judiciaires thaïes à revoir la législation sur le crime de lèse-majesté selon lequel “quiconque diffame, insulte ou menace le roi, la reine, le prince héritier ou le régent” commet un crime de lèse-majesté. Les contrevenants risquent “de trois à quinze ans de prison” (art 112 du code pénal de Thaïlande relatif aux offenses à la sécurité nationale). Depuis le mois de décembre 2008, plus de 50 000 pages Internet ont été bloquées en raison de leur contenu portant atteinte à la monarchie, une dizaine de personnes sont actuellement poursuivies pour le même crime et au moins 2 sont emprisonnés. Cette situation n’a que trop duré. Nous demandons la modification de la loi afin que la liberté d’expression ne soit pas victime de la nouvelle politique sécuritaire qui domine le royaume. Ainsi, nous appelons le gouvernement à modifier la loi, d’autant que le roi lui-même a déclaré, lors de son discours annuel en 2005, qu’il n’était pas “au-dessus de la critique” en affirmant : “Si vous dites que le roi ne peut être critiqué, cela veut dire que le roi n’est pas un homme.” Nous prions également les autorités d’organiser un moratoire avec la présence d’organisations locales de défense de la liberté d’expression afin qu’un dialogue constructif puisse être établi sur la question de la gestion d’Internet. Nous demandons :
|
Liste des signataires :
1. Adil Soz, International Foundation for Protection of Freedom of Speech, Kazakhstan
2. Algerian Centre for the Defence and Promotion of Press Freedom (CALP), Algerie
3. Arabic Network for Human Rights Information (ANHRI), Egypte 4. Article 19, International
5. Asian Human Rights Commission, Hong Kong
6. Associação Brasileira de Jornalismo Investigativo (ABRAJI), Brésil
7. Association of Independent Electronic Media (ANEM),Serbie
8. Bahrain Center for Human Rights (BCHR)
9. Canadian Journalists for Free Expression (CJFE)
10. Cartoonists Rights Network, International (CRNI), U.S.A.
11. Center for Media Freedom and Responsibility (CMFR), Philippines
12. Center for Media Studies and Peace Building (CEMESP), Liberia
13. Committee to Protect Bloggers (CPB), USA
14. Committee to Protect Journalists (CPJ), USA
15. Doha Center for Media Freedom, Qatar
16. Electronic Frontiers Foundation (EFF), Australie
17. Freedom Against Censorship in Thailand (FACT), Thailand e
18. Freedom House, International, USA
19. Global Voices, International
20. Independent Journalism Center (IJC), Moldavie
21. International Federation of Journalists Asia-Pacific (IFJ), Australie
22. International Press Institute (IPI), Autriche
23. Instituto Prensa y Sociedad (IPYS), Venezuela
24. Initiative for Freedom of Expression (Antenna -TR), Turquie
25. Media, Entertainment and Arts Alliance (MEAA), Australie
26. Media Foundation for West Africa (MFWA), Ghana
27. Media Institute of Southern Africa (MISA), Namibie
28. Media Rights Agenda (MRA), Nigeria
29. Reporters sans frontières (RSF), France
30. Southeast Asian Press Alliance (SEAPA), Bangkok
31. World Association of Newspapers (WAN), France
32. World Press Freedom Committee (WPFC), U.S.A.
Giles Ji Ungpakorn, l’une des dernières victimes du crime de lèse-majesté, s’associe également aux signataires et appelle à une réforme dans les plus brefs délais.

Imprimer
envoyer






