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Le directeur de l'hebdomadaire L'Action condamné à trois mois de prison ferme

Le directeur de l’hebdomadaire L’Action condamné à trois mois de prison ferme

Publié le vendredi 6 février 2009.
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Le 6 février 2009, Boussada Ben Ali, directeur de l’hebdomadaire indépendant L’Action, a été condamné à trois mois de prison ferme et à une amende de 50 000 francs CFA (environ 76 euros) pour "divulgation de fausses nouvelles". Le journaliste a immédiatement fait appel de cette décision. Pendant la durée de la procédure d’appel, il restera détenu à la prison de Niamey, où il se trouve depuis le 26 janvier.

Boussada Ben Ali est poursuivi par le ministre de l’Economie et des Finances, suite à la publication d’un article intitulé "Au ministère des Finances : Un marché de 806 430 933 FCFA à SMI".


02.02.2009 - Procès du directeur de l’hebdomadaire L’Action : verdict rendu le 6 février 2009

Le procès de Boussada Ben Ali, directeur de publication de l’hebdomadaire indépendant L’Action, s’est déroulé dans la matinée du 2 février 2009 à Niamey. Le ministère public a requis une condamnation de six mois de prison, sans toutefois préciser s’il s’agissait de prison ferme ou avec sursis, ainsi qu’une amende de 40 000 francs CFA (environ 60 euros). Le tribunal a annoncé qu’il rendrait son verdict le 6 février.

Boussada Ben Ali est accusé de "divulgation de fausses nouvelles" par le ministre de l’Economie et des Finances, suite à la publication d’un article intitulé "Au ministère des Finances : Un marché de 806 430 933 FCFA à SMI".


28.01.2009 - Le directeur d’un hebdomadaire toujours détenu dans l’attente de son procès

Le directeur de publication de l’hebdomadaire indépendant L’Action, Boussada Ben Ali, placé sous mandat de dépôt et transféré à la prison de Niamey le 26 janvier 2009, après 72 heures de garde à vue, a été déféré devant le parquet dans la matinée du 27 janvier. Le ministère public a ordonné le report de l’affaire au 2 février, justifiant cette décision par le besoin de vérifier le verdict en appel d’un procès opposant, en 2007, le journaliste à Rhissa Ag Boula, ancien ministre et chef rebelle touareg. Accusé de "divulgation de fausses nouvelles" par le ministre de l’Economie et des Finances, suite à la publication d’un article intitulé "Au ministère des Finances : Un marché de 806 430 933 FCFA à SMI", Boussada Ben Ali restera en détention à Niamey dans l’attente de son procès.

En 2007, Boussada Ben Ali avait été poursuivi pour "diffamation" après avoir publié un article sur la connivence de Rhissa Ag Boula avec le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MJN). Le journaliste, condamné en première instance à deux mois de prison avec sursis, avait fait appel de cette décision. L’année suivante, les déclarations de Rhissa Ag Boula sur son soutien au MNJ et sa volonté de reprendre les armes avaient donné raison au journaliste.


25.01.2009 - Le directeur d’un hebdomadaire indépendant en garde à vue pour "divulgation de fausses nouvelles"

Reporters sans frontières exprime son inquiétude après le placement en garde à vue, le 23 janvier 2009, de Boussada Ben Ali, directeur de publication de l’hebdomadaire indépendant L’Action. Cette garde à vue a été renouvellée pour 48 heures, le 25 janvier 2009. Il est accusé de "divulgation de fausses nouvelles" par le ministre des Finances, Ali Mahaman Lamine Zeine.

“Le renouvellement de la garde à vue de Boussada Ben Ali nous inquiète. La justice nigérienne doit immédiatement fournir les preuves de sa culpabilité. Si tel n’est pas le cas, alors il doit être relâché dans les plus brefs délais”, a déclaré l’organisation.

Le 23 janvier 2009, Boussada Ben Ali a été arrêté et placé en garde à vue à la Direction de la police judiciaire de Niamey pour "divulgation de fausses nouvelles". Selon l’Association nigérienne des éditeurs de la presse indépendante (ANEPI), le journaliste a été arrêté pour avoir publié, le 13 janvier 2009, dans le numéro 44 de son journal, un article intitulé "Au ministère des Finances : Un marché de 806 430 933 FCFA à SMI", divulguant des informations confidentielles concernant un accord commercial entre le Niger et la Chine.

“Boussada Ben Ali gêne le ministère et c’est pour cette raison qu’il a été arrêté. Pour l’instant, rien ne nous prouve que ce qu’il a publié est faux”, a confié son avocat, Me Aamani Yahouza, à Reporters sans frontières.

Le 17 janvier, aux alentours de 18 heures, Boussada Ben Ali avait déjà été convoqué par le président du Conseil Supérieur de la Communication, Daouda Diallo, pour visionner un extrait d’une émission diffusée le soir-même dans le journal, sur la Télévision Nationale, afin de lui apprendre à formuler des excuses officielles au ministre, ce qu’il a refusé de faire.

Au Niger, un journaliste risque jusqu’à trois ans de prison ferme pour “divulgation de fausses nouvelles”.

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