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 Nouveau report du procès de Rachid Nini, détenu depuis 140 jours

Nouveau report du procès de Rachid Nini, détenu depuis 140 jours

Publié le vendredi 16 septembre 2011.
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Le 15 septembre 2011, s’est tenue une nouvelle audience du procès en appel de Rachid Nini, directeur de publication du quotidien Al-Massae, devant le tribunal de Casablanca. Le journaliste est en détention depuis 140 jours.

Après les plaidoiries de la défense, le juge a ordonné le renvoi au 27 septembre prochain. Au cours de l’audience, la défense a introduit une énième demande de liberté provisoire. Le tribunal rendra sa décision le 20 septembre prochain. Les avocats de Rachid Nini s’attendent à un nouveau refus, signe de l’acharnement de la justice marocaine contre le directeur de publication du quotidien Al-Massae.

Par ailleurs, Reporters sans frontières a déposé, le 23 juin 2011, une demande de visite auprès du procureur du Roi afin de rendre visite à Monsieur Nini en détention. La demande a été rejetée, officiellement pour vice de procédure. Une nouvelle demande a été introduite récemment.

Rachid Nini, directeur du journal Al- Massae, placé en garde à vue le 28 avril 2011, a été condamné le 9 juin à un an de prison ferme et 1000 dirhams (88 euros) d’amende, pour “désinformation”, “atteinte à des corps constitués” et “atteintes à des personnalités publiques”, suite à des publications qui porteraient atteinte à “la sécurité et à l’intégrité de la nation et des citoyens”, sur la base des articles 263, 264 et 266 du code pénal marocain. Son procès en première instance a été marqué par le manque de coopération du tribunal de Casablanca, des reports d’audiences en série et un refus catégorique de libération provisoire.

D’après des journalistes d’Al-Massae contactés par Reporters sans frontières, cette condamnation fait suite à la publication de nombreux articles dans lesquels Rachid Nini dénonçait la corruption, notamment dans l’entourage du Roi, et mettant en cause Fouad Ali El-Himma, responsable du parti Authenticité et Modernité. Il avait également publié des informations sur Abdellatif Hammouchi, le directeur de la Direction générale de la surveillance du territoire, et exhorté les autorités à abroger la loi antiterroriste.

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