Reporters sans frontières

Perquisition inacceptable au sein de l’hebdomadaire Contacto

Publié le vendredi 8 mai 2009. Mis à jour le mercredi 13 mai 2009.
Version imprimable de cet article Imprimerenvoyer l'article par mail envoyer

Reporters sans frontières est scandalisée par les perquisitions qui ont eu lieu, le 7 mai 2009, dans les bureaux de l’hebdomadaire Contacto, très populaire auprès de la communauté lusophone à Luxembourg. La perquisition, ordonnée par le juge Christian Scheer, fait suite à une plainte en diffamation déposée le 5 janvier 2009 par Igance Kapitene, assistant social, cité dans un article sur le droit de garde par des personnes interviewées.

« Nous ne contestons pas le droit des personnes citées dans l’article à se défendre et nous ne nous prononçons pas sur le fond du dossier. Nous dénonçons cependant avec la plus grande fermeté la disproportion des moyens employés dans cette affaire. La saisie du carnet de note d’un des journalistes de Contacto est totalement inacceptable. Le cahier contient en effet un ensemble d’informations totalement étrangères à l’affaire, et qui n’ont pas à être communiquées à la justice », a déclaré Reporters sans frontières.

« D’après nos informations, les trois officiers qui procédaient à la perquisition ont réclamé un CD Rom pour graver une version électronique de l’article. Ils ont par ailleurs introduit une clé USB dans l’ordinateur, effectuant au passage la copie de plusieurs fichiers. Au-delà des méthodes contestables employées durant la perquisition, le recours au support informatique était totalement inutile et injustifié, dans la mesure où l’article qui constitue l’objet de la plainte avait déjà été publié dans Contacto. Le support papier, également saisi dans le cadre de la perquisition, suffisait amplement. Les autres démarches dépassent de loin le seul cadre de l’affaire, et constituent une sérieuse atteinte à la protection des sources garantie par la loi du 8 juin 2004 », a ajouté l’organisation.

« Nous demandons aux autorités judiciaires de remettre dans les plus brefs délais le cahier de notes saisi et d’ouvrir une enquête approfondie pour déterminer les diverses responsabilités dans ce dossier », a conclu Reporters sans frontières

CLASSEMENT MONDIAL

ENNEMIS D'INTERNET

FICHES PAYS

close
Contact | Les actions de Reporters sans frontières | Mentions légales | CGU | La boutique | Les albums