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Deux journalistes brutalisés par la police : les nouvelles autorités doivent exiger un changement d'attitude des forces de l'ordre

Deux journalistes brutalisés par la police : les nouvelles autorités doivent exiger un changement d’attitude des forces de l’ordre

Publié le mardi 25 avril 2006. Mis à jour le mercredi 26 avril 2006.
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Reporters sans frontières demande à la nouvelle directrice de la police libérienne de s’assurer que les forces de l’ordre respectent le travail de la presse. "La hiérarchie policière doit prendre au sérieux cet incident si, comme elle l’affirme, elle souhaite rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre”, a déclaré l’organisation.

Reporters sans frontières demande à la nouvelle directrice de la police libérienne, Beatrice Munah Sieh, de prendre des mesures énergiques pour que les forces de l’ordre respectent le travail de la presse, après que deux journalistes ont été brutalisés par des agents en service à Monrovia.

“Alors que tout laisse penser que le Liberia est entré dans une nouvelle ère, nous ne souhaitons pas que les rues de Monrovia continuent d’être des zones à risques pour la presse. Les brutalités policières contre les journalistes ne doivent plus être considérées comme des événements banals, mais comme des fautes qui appellent des sanctions. La hiérarchie policière doit prendre au sérieux cet incident si, comme elle l’affirme, elle souhaite rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre”, a déclaré Reporters sans frontières.

Le 20 avril 2006, Charles B. Yates, journaliste du quotidien privé The Inquirer, et Morris Gayboe, journaliste du quotidien privé The Informer, ont été brutalisés par plusieurs agents de la Liberia National Police (LNP, police nationale), à Monrovia, alors qu’ils couvraient une opération d’expulsion de vendeurs de rue. Arrivés sur les lieux, les deux journalistes ont été sommés par les policiers de ne pas prendre de photographies, sous prétexte qu’ils n’en avaient pas l’autorisation. Lorsque Morris Gayboe a pris des clichés de l’arrestation d’un jeune homme, plusieurs agents de police ont commencé à le frapper à coups de matraque. Venu le secourir, Charles B. Yates a été brutalisé à son tour, après avoir informé les policiers du fait qu’ils étaient tous les deux journalistes. “Toi aussi, tu veux ta part, comme ton ami ?”, aurait alors lancé un policier.

Cet incident survient une semaine après que la nouvelle directrice de la police a pris l’engagement de rétablir la confiance entre les citoyens et les forces de l’ordre. Lors de sa prise de fonctions, le 13 avril, Beatrice Munah Sieh avait affirmé qu’en l’absence de confiance, le travail de la police envers les citoyens était “vide de sens” et qu’elle s’engageait à instaurer la transparence et la responsabilité au sein des forces de police. Ce même jour, lors d’une tournée des marchés de Monrovia, elle avait par ailleurs appelé les vendeurs de rue à quitter les trottoirs pour s’installer dans les marchés couverts.

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