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Troisième anniversaire de la mort de Samir Kassir : La justice suit son cours sans avancées notables

Troisième anniversaire de la mort de Samir Kassir : La justice suit son cours sans avancées notables

Publié le vendredi 30 mai 2008.
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Trois ans après l’assassinat du journaliste franco-libanais Samir Kassir, le 2 juin 2005, les justices libanaise et française n’ont procédé à aucune inculpation et interpellé aucun suspect. "Si l’on peut comprendre que la justice doive suivre son cours et que le contexte politique libanais pèse sur la procédure, il n’en reste pas moins inquiétant que les assassins de ce journaliste jouissent toujours de leur liberté", a déclaré Reporters sans frontières.

Trois ans après l’assassinat du journaliste franco-libanais Samir Kassir, le 2 juin 2005, les justices libanaise et française n’ont procédé à aucune inculpation et interpellé aucun suspect. Reporters sans frontières et la famille du journaliste restent préoccupées par la lenteur de la procédure.

Giselle Khoury, veuve de Samir Kassir, a fait part à Reporters sans frontières de son inquiétude quant à l’avancée des enquêtes. “L’issue me semble très loin, trop loin. Les nombreux changements politiques, pas seulement au Liban, mais dans toute la région, peuvent déstabiliser l’enquête. C’est pour cela que je compte particulièrement sur la procédure judiciaire menée en parallèle en France”, a-t-elle indiqué. Au lendemain de l’assassinat de Samir Kassir, la famille du journaliste a demandé à la France d’ouvrir une enquête.

“Si l’on peut comprendre que la justice doive suivre son cours et que le contexte politique libanais pèse sur la procédure, il n’en reste pas moins inquiétant que, trois ans après les faits, les assassins de ce journaliste jouissent toujours de leur liberté. Les journalistes libanais ne pourront se sentir réellement à l’abri dans leur pays tant que cette impunité inacceptable perdurera”, a déclaré l’organisation.

Me William Bourdon, avocat de Giselle Khoury, a pour sa part affirmé que le juge français en charge du dossier faisait “tout pour que son enquête progresse rapidement”.

Par ailleurs, le mandat de la Commission d’enquête des Nations unies sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri a été prolongé jusqu’au 15 décembre 2008. Chargée de porter assistance aux enquêtes sur vingt autres attentats perpétrés au Liban depuis 2004, dont celui qui a coûté la vie à Samir Kassir, cette commission pourrait jouer un rôle de facilitateur et d’accélérateur lorsque le Tribunal spécial pour le Liban, créé en juin 2007, commencera à siéger à La Haye. Dans son dernier rapport d’étape, Daniel Bellemare, chef de la commission et futur procureur de ce tribunal, a affirmé que l’assassinat de Rafic Hariri avait été commis par un “réseau criminel” d’individus impliqués dans d’autres attentats commis au Liban. Plusieurs rapprochements ont été établis, notamment le mode opératoire et le choix des victimes de ces attentats.

Samir Kassir, éditorialiste du quotidien An-Nahar mais aussi historien et professeur à l’université Saint-Joseph, a été tué, le 2 juin 2005, dans l’explosion de son véhicule piégé, garé devant son domicile dans le quartier d’Achrafieh, dans l’est de Beyrouth.

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