Reporters sans frontières

Journée noire pour les médias au Liban

Journée noire pour les médias au Liban

Publié le mardi 25 janvier 2011.
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Reporters sans frontières condamne fermement l’ensemble des attaques qui ont délibérément visé des professionnels de l’information, le 25 janvier 2011, dans plusieurs villes du Liban, notamment à Beyrouth, à Tripoli (nord du pays) et à Saïda (sud de la capitale). Ces agressions se sont déroulées lors des manifestations violentes qui ont suivi l’annonce de la nomination du nouveau Premier ministre du pays, Najib Mikati.

Reporters sans frontières exhorte les leaders politiques libanais à appeler au calme, à demander à leurs sympathisants de respecter le travail des journalistes. Les autorités libanaises, de leur côté, doivent tout mettre en œuvre afin de garantir la sécurité des journalistes. Par ailleurs, l’organisation rappelle le devoir de neutralité des médias, particulièrement important dans le contexte politique actuel au Liban, où les tensions politiques sont exacerbées.

Des journalistes de la chaîne qatarie Al-Jazeera, considérée par les manifestants comme sympathisante du Hezbollah, et de la chaîne libanaise New TV ont été violemment pris à partie à Tripoli. Des partisans du Premier ministre sortant, Saad Hariri, ont incendié le véhicule de l’équipe d’Al-Jazeera et ont mis le feu au bureau du député de la ville dans lequel les journalistes s’étaient réfugiés. L’armée libanaise a, ensuite, évacué le bâtiment.

En outre, le cameraman de l’Agence nationale d’information, Mohamed Al-Saheli, a été agressé par des manifestants à Beyrouth (dans le quartier de Cola). L’équipe de la chaîne libanaise NBN TV a été la cible de jets de pierres, et la correspondante Rasha Alzain agressée, dans le quartier Tariq Al-Jadid de la capitale. Le matériel de la chaîne a été détruit.

Ces violences contre les journalistes font suite à la nomination, au poste de Premier ministre, de Najib Mikati, candidat originaire de Tripoli soutenu par le Hezbollah, en remplacement de Saad Hariri, suite à la démission de onze ministres du Hezbollah, le 12 janvier dernier.

Anticipant cette nomination, Saad Hariri, fils de l’ancien Premier ministre Rafiq Hariri, assassiné le 14 février 2005, avait annoncé que le Courant du futur, formation politique dont il est le dirigeant, ne participerait pas à un cabinet dirigé par un candidat du Hezbollah.

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