Than Win Htut travaille comme reporter pour la radio-télévision Democratic Voice of Burma (DVB). Ce média, basé en Norvège, a été fondé en 1992 par un groupe d’étudiants démocrates rescapés des massacres de 1988. Grâce à un réseau de journalistes travaillant dans la clandestinité, la radio et la chaîne de la télévision DVB gênent les généraux de Rangoon habitués à contrôler scrupuleusement les informations diffusées par les médias. Lors de la répression des manifestations de septembre 2007, la DVB a été l’un des rares médias à pouvoir envoyer des images des événements à l’étranger. Trois journalistes de la chaîne sont actuellement emprisonnés en Birmanie.
La sécurité du journaliste, dont le travail était primordial pour la collecte d’informations et d’images, était compromise en Birmanie. Il s’est donc refugié en Thaïlande. Ne disposant pas de document lui permettant de séjourner à Bangkok et à Chiang Mai et circulant avec un faux passeport, il travaillait sous la menace permanente d’une expulsion vers Rangoon. Il a alors décidé de s’exiler en France. Désormais reconnu réfugié par les autorités françaises, il peut à présent poursuivre son travail en toute sécurité.
Il nous livre un témoignage étonnant sur les conditions de travail de ses confrères en Birmanie et en Thaïlande.

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