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Le secrétaire général des Nations unies s'engage à défendre la liberté de la presse

Le secrétaire général des Nations unies s’engage à défendre la liberté de la presse

Publié le vendredi 24 juin 2011.
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La liberté de la presse, et en particulier la liberté d’expression en ligne, constituera une priorité pour le secrétaire général des Nations unies nouvellement réélu. Ban Ki-moon, en a pris l’engagement, le 23 juin 2011, lors d’un entretien avec le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières.

Les représentants des deux organisations ont jugé encourageantes les déclarations de soutien à la liberté de la presse formulées par le secrétaire général de l’ONU au cours des événements survenus au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

“Les soulèvements au Moyen-Orient témoignent de ce que les peuples, à travers le monde, ont soif d’information et nourrissent leur capacité à communiquer les uns avec les autres”, a souligné Joel Simon, le directeur exécutif du CPJ. “Il s’agit d’une aspiration humaine fondée sur le droit international.”

Les organisations ont sollicité Ban Ki-moon, qui avait plaidé la cause des journalistes en zone de conflit au début de son premier mandat, pour qu’il consacre son nouveau mandat à soutenir partout la liberté de la presse. Le secrétaire général de l’ONU a assuré la délégation qu’il se ferait une priorité de traiter de cas individuels de violations commises envers la presse.

“Internet, lieu de circulation des informations et des idées, est inextricablement lié à la libre expression et au développement de nos sociétés”, a poursuivi Joel Simon. “Les États membres de l’ONU portent la responsabilité d’en garantir le libre accès et le libre usage à leurs citoyens.” En 2010, plus de la moitié des journalistes emprisonnés travaillaient en ligne, d’après les estimations du CPJ. La délégation a demandé au secrétaire général de l’ONU, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse au mois de mai, de centrer son message sur la condamnation des cyber-attaques, lois de censure et autres restrictions imposées à Internet par des régulations ou par le pouvoir d’État.

“Nous prions le secrétaire général de l’ONU de défendre ardemment les journalistes et blogueurs aujourd’hui détenus ou persécutés dans des pays comme le Yémen, le Bahreïn, la Syrie et la Libye”, a déclaré Jean-François Julliard, le secrétaire général de Reporters sans frontières. “Nous lui demandons de faire tout ce qui est en son pouvoir pour arrêter cette répression et protéger tous ceux qui usent de leur droit à la libre expression. Nous avons insisté devant lui sur l’extrême necessité de garantir la libre parole en ligne, et lui avons rappelé qu’un internaute sur trois dans le monde ne dispose pas d’un accès à une Toile libre.”

Le CPJ et Reporters sans frontières ont accueilli favorablement la nomination d’un rapporteur spécial pour les droits de l’homme en Iran et ont notamment sollicité le soutien du secrétaire général de l’ONU dans le cas des deux journalistes français enlevés depuis plus d’un an en Afghanistan.

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