Reporters sans frontières

Nouvelle fermeture arbitraire et illégale de médias palestiniens par les autorités israéliennes

Nouvelle fermeture arbitraire et illégale de médias palestiniens par les autorités israéliennes

Publié le mercredi 4 avril 2012.
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Reporters sans frontières est choquée par le nouveau raid des forces israéliennes contre un réseau de médias radiotélévisé et sur Internet palestiniens appartenant à l’Université d’Al-Quds, à Jérusalem-Est, le 2 avril 2012.

“Par leur intrusion illégale dans les locaux de médias situés dans des territoires palestiniens illégalement occupés et annexés, les forces de sécurité israéliennes ont violé en toute impunité le droit international. Une nouvelle fois. Ils usent de tous les moyens pour empêcher l’existence d’une presse palestinienne libre et indépendante dans les Territoires palestiniens occupés et notamment à Jérusalem-Est”, a déclaré Reporters sans frontières, qui demande la réouverture du réseau de médias rattachés à l’Université Al-Quds.

A 12h55 le 2 avril 2012, des dizaines de policiers israéliens ont investi le siège d’un réseau de médias rattaché à l’Institut des médias contemporains de l’Université Al-Quds (Université de Jérusalem), regroupant la radio “Houna Al-Quds”, ainsi que l’agence d’information du même nom, situés dans le quartier Al-Khaldyeh, à Jérusalem-Est.

Ce raid survient le jour de la cérémonie de lancement d’un réseau multimédia en ligne centré sur Jérusalem, interrompant la connexion simultanée, via skype, des antennes de Ramallah et de Jérusalem. Outre la confiscation de matériels et de dossiers privés, les policiers ont arrêté deux salariés du centre : Adel Rouished, et Mohannad Izheman, libérés un peu plus tard dans la journée.

L’agence de presse Quds Net News Agency a mis en ligne les photos de l’opération.

D’après les déclarations à l’Agence France-Presse de Mohamed Abou Arqoub, rédacteur en chef du réseau, les policiers ont expliqué que cette opération reposait sur un ordre d’interdiction du ministre israélien de la Sécurité intérieure arguant que ce réseau de médias était rattaché à l’Autorité palestinienne qui, en vertu de la loi israélienne, ne dispose pas du droit d’agir officiellement à Jérusalem. Les responsables israéliens ont trouvé une justification “légale” pour cette fermeture illégale, au regard du droit international, des locaux de médias palestiniens.

Ces allégations selon lesquelles ces médias auraient des liens avec l’Autorité palestinienne ont été démenties par un communiqué de l’Université. En utilisant ce prétexte fallacieux, les autorités israéliennes entendent discréditer l’indépendance des médias palestiniens, tout en justifiant une entrave à la liberté de la presse.

Cet assaut intervient un mois après un raid de l’armée contre deux chaînes de télévision, Al-Watan et Al-Quds Educational TV (rattachée à l’Université d’Al-Quds), le 29 février dernier à Ramallah, territoire contrôlé par l’Autorité palestinienne. A l’issue de ces intrusions illégales, les deux chaînes palestiniennes ont été contraintes de fermer. Les autorités israéliennes avaient justifié ces interventions illégales au motif que ces chaînes “pirates” ne disposaient pas de licence.

Par ailleurs, l’organisation condamne l’arrestation, par Tsahal, de Mohamed Anouar Mana, 30 ans, reporter palestinien pour l’agence Quds Press, le 3 avril 2012 à Naplouse (quartier de Dahieh), au nord de la Cisjordanie. Il a déjà été arrêté à trois reprises et a passé plus de quatre années dans les prisons israéliennes.

Reporters sans frontières rappelle que de nombreux journalistes sont détenus dans les geôles israéliennes.

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