Le photojournaliste palestinien, Mohamed Othman, a été grièvement blessé par le tir d’un soldat israélien, le 15 mai 2011, alors qu’il se trouvait à proximité du check-point de Beit Hanoun (Erez) dans la bande de Gaza, pour couvrir les affrontements entre des jeunes palestiniens et l’armée israélienne à l’occasion de la célébration de la “Nakba”. A moitié paralysé, il est actuellement en rééducation en Turquie.
Si l’armée procède à certaines investigations, les exactions commises par ses soldats ne donnent que rarement lieu à des poursuites judiciaires. Ainsi, le photographe israélien Mati Milstein - qui a porté plainte contre la brigade Alexandroni après avoir été la cible, le 29 juillet 2011, d’une attaque de la part de l’armée aux abords du village de Nabi Saleh (Cisjordnaie) - a reçu une réponse de l’armée le 22 décembre dernier, selon laquelle, les forces armées auraient répliqué de façon appropriée à ce qu’elles ont considéré comme “une manifestation violente et illégale”. Une véritable fin de non recevoir.
L’armée israélienne a procédé à de nombreux raids contre des médias palestiniens situés en Cisjordanie, territoire contrôlé par l’Autorité palestinienne, usant d’un prétexte fallacieux qu’ils ne possèdent pas les licences requises. De nombreux professionnels de l’information palestiniens ont également été arrêtés. A ce jour, au moins sept d’entre eux sont toujours incarcérés.
Le traitement réservé aux journalistes étrangers à bord des flottilles à destination de Gaza, suite aux opérations de neutralisation, apparaît des plus choquants. En août 2011, les autorités israéliennes sont parvenues à interdire aux passagers et journalistes devant participer à la nouvelle flottille d’embarquer. Le 4 novembre 2011, cinq journalistes présents à bord de la dernière flottille ont été arrêtés, avec les 22 autres passagers. Si quatre d’entre eux ont été rapidement expulsés, il n’en a pas été de même pour le journaliste de Press TV, chaîne iranienne en langue anglaise, qui a été détenu pendant plus d’une semaine.
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