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Reporters sans frontières salue l'attribution du prix Sakharov à Nasrin Sotoudeh et Jafar Panahi

Reporters sans frontières salue l’attribution du prix Sakharov à Nasrin Sotoudeh et Jafar Panahi

Publié le vendredi 26 octobre 2012.
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L’organisation accueille avec une immense joie l’attribution du Prix Sakharov "pour la liberté de l’esprit" à l’avocate et defenseur des droits de l’homme, Nasrin Sotoudeh et au cinéaste Jafar Panahi.

"Cette décision du Parlement européen est un geste d’une portée historique en faveur de la liberté d’expression en Iran. Nous y voyons un message d’espoir pour les lauréats, l’une condamnée à six ans de prison et emprisonnée à la prison d’Evin, et l’autre, condamné à six ans de prison et à 20 ans d’interdiction de réaliser ou écrire des films et assigné à résidence à Téhéran", a déclaré Reporters sans frontières.

Nasrin Sotoudeh, avocate de plusieurs journalistes et net-citoyens emprisonnés a entamé, le 18 octobre 2012, une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention, dénoncer les pressions exercées sur ses proches et le fait que ses enfants ne soient pas autorisés à lui rendre visite. Très affaiblie, elle a été hospitalisée, le 26 octobre 2012, à la clinique de la prison d’Evine.

Le seul crime de cette fervente défenseur des droits de l’homme, emprisonnée depuis le 5 septembre 2010, a été de dénoncer les arrestations arbitraires et illégales et de demander aux autorités de respecter les droits des victimes de l’injustice, notamment les journalistes et net-citoyens, dont le régime cherche à faire taire les voix.

Nous renouvelons notre appel du 17 décembre 2010, et nous répétons que "Son combat est le nôtre. Il doit mobiliser la communauté internationale et ses citoyens. Le régime iranien tente de briser une voix dont il redoute l’écho. En voulant réduire Nasrin Sotoudeh au silence, il nous impose une course contre la mort. La liberté doit triompher. Aucune répression, aucun enfermement ne peut arrêter une jeune société civile iranienne en devenir, dont Nasrin Sotoudeh est un porte-parole. Nous joignons notre voix à la sienne. Nasrin Sotoudeh doit vivre libre," a déclaré Reporters sans frontières.

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