Guinée équatoriale
Teodoro Obiang Nguema
Président de la République
Les années passent, mais rien ne change dans le "Koweït de l’Afrique", royaume immobile d’un président que la radio nationale a présenté comme le "Dieu de la Guinée équatoriale". Fin 2009, Teodoro Obiang Nguema a été réélu chef de l’Etat avec pas moins de 96,7% des voix, au terme d’une élection présidentielle que plusieurs médias internationaux, comme le quotidien espagnol El Pais, ont été empêchés de couvrir. L’organisation du 17e sommet de l’Union africaine, en juin 2011, et de la Coupe d’Afrique des nations, en janvier 2012, ont été des "opérations séduction" de la part du régime, mais qui n’ont pas permis aux libertés de progresser. Teodoro Obiang Nguema garde un contrôle absolu sur ce petit pays pétrolifère du golfe de Guinée. La presse privée est limitée à quelques titres. Le pays ne compte ni syndicat ni association de défense des journalistes. Enfin, la mainmise du chef de l’Etat et de sa famille sur l’économie du pays est accompagnée par un culte de la personnalité écrasant. La presse étrangère ne compte qu’un seul et unique correspondant, étroitement surveillé. Malgré cela, les autorités continuent d’affirmer que l’absence de pluralisme s’explique par la pauvreté et que les scores importants que réalise le chef de l’Etat lors des élections "sont la conséquence de l’acceptation de sa politique". La Radio-Télévision nationale de Guinée équatoriale (RTVGE) obéit aux ordres du ministère de l’Information. Depuis début 2011, ce média d’Etat n’a pas été autorisé à évoquer les révoltes qui ont secoué le monde arabe. Et le putsch qui a frappé le Mali en mars 2012 ? Censuré, lui aussi.
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