Les talibans ont multiplié les attaques contre la presse. Depuis qu’ils ont été chassés du pouvoir en Afghanistan, les hommes du mollah Omar ont kidnappé cinq journalistes, menacé des dizaines d’autres et attaqué des installations de télécommunications. Un journaliste danois a été tué dans une attaque-suicide à Kaboul. Et dans les districts qu’ils contrôlent, les taliban détruisent les paraboles. Mais c’est au Pakistan que les djihadistes ont le plus rudement attaqué les professionnels de l’information : kidnappings, menaces de mort, attentats contre des médias, etc… Déjà menacés par les forces de sécurité, les journalistes dans les zones tribales subissent de plein fouet cette violence. Trois journalistes y ont été tués et deux autres ont perdu la vie au Baloutchistan, autre région où les taliban sont toujours actifs. En Irak, même si le nombre d’assassinats a sensiblement baissé, des groupes armés sunnites et chiites continuent de pratiquer l’élimination physique de journalistes accusés de soutenir les forces étrangères ou un mouvement politique ou religieux rival. En 2008, des escadrons de la mort islamistes ont tué une dizaine de journalistes qui les gênaient.

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