Reporters sans frontières

Reporters sans frontières inquiète après deux agressions de journalistes

Publié le jeudi 19 mars 2009. Mis à jour le vendredi 20 mars 2009.
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Reporters sans frontières condamne fermement l’attaque, le 18 mars 2009, d’un groupe de photojournalistes par les Mossos d’Esquadra (force de police autonome de Catalogne) lors des manifestations d’étudiants à Barcelone contre le Plan Bologne.

Alors que les manifestants passaient par la Vía Laeitana de Barcelone, les agents de la Mossos d’Esquadra ont chargé le groupe de photographes, frappant certains à coups de matraque. Le photographe, Guillem Valle, du quotidien ADN, a été légèrement blessé.

“Nous sommes surpris par l’attitude des forces de l’ordre. Les photographes étaient clairement identifiés avec des brassards “presse” et se tenaient à bonne distance des manifestants avec lesquels ils ne pouvaient être confondus. Il est inadmissible que la presse puisse être victime de telles agressions", a déclaré Reporters sans frontières.

“Nous demandons aux autorités compétentes d’ouvrir une enquête afin de déterminer les circonstances de cet incident”, a ajouté l’organisation.

Reporters sans frontières condamne par ailleurs l’agression du journaliste Salvador Rodríguez Moya de la Radio-télévision publique de l’Andalouise (RTVA) lors du reportage qu’il effectuait le 18 mars 2009 à Olula del Río (Almería), sur la mort de deux personnes dans une entreprise de taille de pierre.

Alors qu’il s’apprêtait à prendre l’antenne en direct, un inconnu s’est rué sur le journaliste et l’a frappé malgré la présence de plusieurs agents de la Garde civile. L’agresseur serait un proche de l’auteur des deux homicides. Malgré la plainte déposée par Salvador Rodríguez Moya, il n’a pas été arrêté.

“Nous exprimons toute notre solidarité à Salvador Rodríguez Moya. Il est inadmissible qu’un journaliste puisse être pris si violemment à partie alors qu’il exerce tout simplement son métier et son devoir d’information”, a déclaré Reporters sans frontières.

“Nous sommes particulièrement surpris par l’attitude passive de la Garde civile”, a ajouté Reporters sans frontières.

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