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RSF condamne l'arrestation pendant 24 heures d'une journaliste néerlandaise

RSF condamne l’arrestation pendant 24 heures d’une journaliste néerlandaise

Publié le mardi 9 avril 2013. Mis à jour le mercredi 10 avril 2013.
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Reporters sans frontières condamne l’arrestation, le 8 avril 2013, de la journaliste néerlandaise Rena Netjes, correspondante au Caire pour BNR Nieuwsradio et Het Parool. Après avoir passé la nuit en détention, elle a comparu le 9 avril devant un tribunal de la capitale avant d’être remise en liberté.

D’après la correspondante d’un média étranger au Caire, que Reporters sans frontières a pu joindre par téléphone, l’Egypte baigne actuellement dans un climat “d’espionnite aigüe”, encouragé par les discours du gouvernement. Il apparaît en effet que les journalistes locaux et étrangers rencontrent de plus en plus de difficultés dans l’exercice de leur travail, alors que le pouvoir en place cherche à tout prix à faire taire les critiques en restreignant la liberté de l’information.

Au moment de son arrestation, Rena Netjes interrogeait de jeunes Egyptiens dans un café d’Al-Rehab (un quartier à l’est du Caire) dans le cadre de son reportage sur le chômage des jeunes en Egypte. Le propriétaire des lieux, aidé par d’autres personnes, a participé à son arrestation en la livrant à la police. Il a accusé la journaliste “d’espionnage” et de vouloir “imposer la culture occidentale aux Egyptiens”.

Rena Netjes a finalement été accusée de ne pas avoir pu justifier de son métier de journaliste au moment de son arrestation, sa carte de presse étant restée à son domicile. Reporters sans frontières est soulagée d’apprendre sa libération, mais dénonce néanmoins l’attitude des autorités à l’encontre des journalistes. “Cette politique d’intimidation vis-à-vis des médias doit cesser”, a déclaré l’organisation.

L’arrestation de Rena Netjes par les citoyens a été rendue possible par de récentes déclarations du Procureur général Talaat Ibrahim, qui a encouragé les Egyptiens à collaborer avec la police en octroyant le “droit d’arrestation judiciaire aux citoyens”. Bien que la mise en place de cette mesure ait été plus tard démentie par le bureau du Procureur général, il apparaît que dans le cas de Rena Netjes, l’arrestation de la journaliste par les citoyens ait bien été facilitée par la collaboration de civils.

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