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Le directeur du quotidien Le Patriote relâché après 24 heures à la DST

Le directeur du quotidien Le Patriote relâché après 24 heures à la DST

Publié le jeudi 2 février 2012.
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Reporters sans frontières prend acte de la libération, le 1er février 2012 à 18 heures 35, de Charles Sanga, directeur de publication du quotidien Le Patriote. Le journaliste était retenu depuis la veille au soir, pour interrogatoire, dans les locaux de la Direction de la surveillance du territoire (DST) à Abidjan.

Son collègue Jean-Claude Coulibaly s’était rendu dans l’après-midi à la DST en compagnie de son avocat. Il a été relâché en même temps que son directeur.


01.02.12 - Le directeur du quotidien Le Patriote arrêté par la DST

Le directeur de publication du quotidien Le Patriote, Charles Sanga, a été arrêté à Abidjan, dans la soirée du 31 janvier 2012, par la Direction de la surveillance du territoire (DST), a appris Reporters sans frontières. L’organisation demande sa libération immédiate.

Un article du journaliste Jean-Claude Coulibaly, publié le 31 janvier par Le Patriote, traitait du contentieux des législatives du 11 décembre 2011 et annonçait de façon exclusive l’invalidation de 11 sièges, avant même que le Conseil constitutionnel rende lui-même publics les résultats de ce contentieux.

Les autorités, qui ont demandé que Jean-Claude Coulibaly se présente à la DST, reprochent au journal la "publication d’informations confidentielles" et exigent que le quotidien révèle ses sources, ce que le directeur Charles Sanga refuse.

"Si Le Patriote a enfreint la loi en publiant des informations avant l’autorité habilitée à le faire, le journal peut être sanctionné, mais certainement pas par une privation de liberté de son responsable ni de l’auteur de l’article. Conformément à la loi de 2004 sur les médias en Côte d’Ivoire, un journaliste ne peut être détenu pour un délit de presse. Charles Sanga doit donc être relâché. En outre, le fait que la DST veuille contraindre le directeur de ce quotidien à révéler ses sources viole un principe élémentaire de la liberté de la presse", a déclaré Reporters sans frontières.

Photo : Couverture du Patriote en date du 31 janvier 2012.

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