Reporters sans frontières

Un vigile d’un centre commercial ouvre le feu sur un journaliste

Publié le lundi 27 février 2006.
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Reporters sans frontières est scandalisée par l’attentat à l’arme à feu dont a été victime José Alberto Gatgens, correspondant du quotidien La Nación, le 20 février 2006, à la sortie d’un centre commercial de Guápiles (nord-est de San José). L’organisation s’étonne que seule une infraction à la loi sur les armes à feu ait été retenue contre le tireur présumé.

« En quoi un journaliste qui effectue son travail menace-t-il la sécurité d’un centre commercial ? Et comment expliquer qu’un vigile fasse usage de son arme alors que José Alberto Gatgens avait déjà quitté les lieux ? Nous espérons que l’auteur de ces coups de feu intempestifs sera définitivement interdit de port d’armes. Néanmoins, il paraît curieux que seule une infraction à la loi sur les armes à feu ait été retenue contre lui. Reproche-t-on au tireur d’être détenteur d’une arme, ou d’avoir tiré ? Nous craignons une procédure viciée », a déclaré Reporters sans frontières.

Le 20 février, vers 11 heures du matin, José Alberto Gatgens effectuait un reportage sur un casino situé dans un centre commercial de Guápiles. Le journaliste enquêtait sur de présumées irrégularités de licences accordées par la municipalité. Au moment de prendre des photos de la salle de jeux, deux vigiles l’ont interpellé, menacé et injurié. Le journaliste a immédiatement quitté les lieux en compagnie du chauffeur de taxi qui l’accompagnait.

Une fois entré dans le taxi, le journaliste a vu l’un des deux vigiles ouvrir le feu dans sa direction à cinq reprises. Deux impacts ont endommagé la carrosserie du véhicule. Indemne, ainsi que son chauffeur, José Alberto Gatgens a déclaré à la presse ignorer ce que le tireur visait : lui ou la voiture.

Le journaliste a porté plainte trois jours plus tard auprès de l’Organisme d’investigation judiciaire. Le tireur présumé, dont l’identité n’a pas été révélée, a été arrêté et détenu quelques heures avant d’être relâché. Le parquet de San José a fait savoir qu’il tombait sous le coup d’une procédure pour infraction à la loi sur les armes.

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