Reporters sans frontières

Les candidats à l’élection présidentielle doivent s’engager à résoudre le problème des salles de presse dans les ministères

Publié le mardi 18 décembre 2007.
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Reporters sans frontières lance un appel aux candidats à l’élection présidentielle du 19 décembre 2007 pour qu’ils s’engagent, une fois élus, à trouver une solution négociée au conflit lié à la réforme du système des salles de presse installées dans les ministères.

"Les relations très tendues entre les journalistes et les autorités suite à la fermeture des salles de presse dans de nombreuses administrations nuisent au travail des médias. Nous appelons le prochain président à trouver une issue rapide et satisfaisante pour tous à ce conflit qui dure depuis plusieurs mois. Les attentes des journalistes doivent être entendues dans la mesure où elles traduisent une véritable préoccupation pour le droit du public à l’accès à l’information officielle", a affirmé Reporters sans frontières.

L’administration a décidé, en mai 2007, de fermer la majorité des salles de presse installées dans les bâtiments publics de Séoul. De nouvelles salles de presse ont été construites, mais elles ne permettent plus aux journalistes de pénétrer librement dans les ministères et les principales administrations comme c’était le cas auparavant. En signe de protestation, les journalistes refusent d’utiliser les nouvelles salles mises en place et "campent" dans les couloirs des administrations.

Le 12 décembre dernier, la police nationale a fermé sa salle de presse. Des policiers ont été déployés devant le bâtiment pour empêcher les journalistes d’entrer. La semaine précédente, la police avait coupé l’électricité de la salle de presse.

Déjà le 11 octobre, les autorités avaient fermé les salles de presse installées depuis des décennies au sein des principales administrations. L’Internet avait été coupé et les équipements retirés.

Initiée par le président Roh Moo-hyun, cette réforme vise à concentrer toute la communication officielle dans quelques salles de presse à Séoul, à Gwacheon et à Daejeon. En mai dernier, le gouvernement avait adopté cette réglementation intitulée "Mesures pour développer un système de soutien moderne aux médias", décriée par la majorité des organisations de journalistes comme une tentative de restreindre l’accès à l’information. Les fonctionnaires n’ont plus la possibilité de s’exprimer directement à la presse.

Par ailleurs, Reporters sans frontières appelle les candidats à se prononcer sur une révision de l’article 7 de la Loi sur la sécurité nationale qui permet toujours d’emprisonner un journaliste pour avoir exprimé de la sympathie pour le régime de la Corée du Nord. "Ce n’est pas faire preuve de faiblesse vis-à-vis du régime totalitaire de la Corée du Nord que de retirer de la loi des peines contraires à la liberté d’expression", a affirmé l’organisation.
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