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Censure et liberté de l'information durant le 18e Congrès du Parti communiste chinois

Censure et liberté de l’information durant le 18e Congrès du Parti communiste chinois

Publié le jeudi 8 novembre 2012. Mis à jour le mercredi 14 novembre 2012.
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Fil d’information : commentaires et informations relatives à la liberté de l’information en Chine, entre le 8 et le 14 novembre 2012, durant le 18e Congrès du Parti communiste chinois.

Voir le communiqué de presse du 8 novembre 2012.

Mardi 13 novembre :

16:24 : L’ordinateur du dissident et écrivain Sheng Liang Qing a été hacké à plusieurs reprises depuis la publication le 10 novembre 2012 de son nouvel ouvrage “Double standard- l’enquête sur les ex-procureurs du Parti communiste chinois” afin d’éviter qu’il ne l’utilise. Aujourd’hui, son ordinateur est inutilisable.

14:36 : D’après le compte twitter du cyber-dissident Hu Jia, le 9 novembre 2012, le blogueur Cheng Zuo Liang a été amené au commissariat de la ville de Ningbo (Est) pour subir un interrogatoire au sujet de son implication dans l’affaire PX (construction d’une usine de produits chimiques polluants). Lors de cette arrestation, la police a rappelé au blogueur qu’il avait interdiction de parler à Hu Jia durant le 18ème Congrès. La police a alors fait part de détails de conversations téléphoniques et d’échanges de messages entre les deux dissidents, confirmant que Hu Jia est bien sous écoute policière.

Vendredi 9 novembre :

16:13 : Le cyberdissident et défenseur des droits de l’homme Guo Feixiong a été arrêté par la police chinoise alors qu’il s’apprêtait à se rendre à l’hôpital. La police attendait en bas de chez lui.

Dans le giron des autorités chinoises depuis longtemps, Guo Feixiong avait été condamné en 2007 pour “activité commerciale illégale” et torturé à plusieurs reprises pendant ses cinq ans de détention.

15:33 : Les plateformes Google seraient désormais inaccessibles depuis la Chine. Les internautes font état du blocage de tous les sites en liens avec Google, dont Gmail.com

11:32 : Le cyber-dissident Hu Jia a découvert ce matin que son compte de Sina Weibo créé le 8 novembre avait déjà été supprimé. C’est son 3ème compte Weibo supprimé depuis le 18 septembre à cause du 18ème Congrès.

11:02 : Le net-citoyen Wang Wusi a été convoqué par la police. Wang Wusi aurait ainsi été “invité à prendre le thé” (métaphore très souvent utilisée par les dissidents pour contourner la censure, qui signifie “être convoqué par la police”) ce matin. La police lui aurait interdit de se rendre à Pékin.

Jeudi 8 novembre :

16:24 : Après la censure des mots “18e Congrès” (十八大) dans les moteurs de recherche de SinaWeibo, les internautes chinois ont rapidement trouvé la parade en utilisant des mots à consonance similaires. "Shi Ba Da" (18e Congrès) est devenu "Si Ba Da". Les autorités ont rapidement détecté la manœuvre et ces mots ont alors été bloqués.

11:36 : publié sur RFA le 07/11/2012 : Disparition du fils et de la femme de Hada, activiste, dissident de Mongolie intérieure. La disparition de son épouse, Xinna, et son fils, Uiles, pourait avoir pour but d’éviter toute communication d’information aux agences de presse sur les conditions de détention de Hada.

10:47 : Message de Hu Jia. Les autorités policières de Pékin ont menacé de me convoquer afin de m’empêcher de donner une interview téléphonique destinée aux États-Unis. Cette interview portait sur mon commentaire de la situation des Droits de l’homme en Chine et l’élection du Président des États-Unis réélu, ainsi que sur une comparaison entre la procédure démocratique des États-Unis et la procédure de changement de pouvoir autoritaire en Chine. Mes amis dans le pays me disent que mon cas est le dernier cas qui illustre le déploiement par le gouvernement chinois de mesures pour obliger les dissidents à quitter Pékin. Les mesures de sécurité des autorités ont déjà dépassé celles mises en œuvre en 2008 pendant les Jeux Olympiques et sont aussi drastiques que celles du 4 juin 1989.


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