Reporters sans frontières

43473

Accueil - Asie - Cambodge

Le directeur de radio Mam Sonando quittera la prison à l'âge de 91 ans

Le directeur de radio Mam Sonando quittera la prison à l’âge de 91 ans

Publié le lundi 1er octobre 2012. Mis à jour le mardi 2 octobre 2012.
Version imprimable de cet article Imprimerenvoyer l'article par mail envoyer English

Mam Sonando, le propriétaire de la radio indépendante Beehive, âgé de 71 ans, a été condamné par le tribunal de Phnom Penh le 1er octobre 2012 à une peine de vingt ans de prison. Reporters sans frontières et le Centre Cambodgien pour les médias indépendants (CCIM) s’insurgent de cette condamnation à une si lourde peine.

“La liberté de la presse et la liberté d’expression sont menacées au Cambodge”, ont déclaré les deux organisations. “Nous demandons au gouvernement la relaxe immédiate de Mam Sonando et l’abandon des charges qui pèsent contre lui faute de preuves ”.

Mam Sonando a été reconnu coupable d’” insurrection” et d’” incitation à l’usage d’armes contre l’Etat”, à la suite d’une rébellion organisée à la mi-mai 2012, afin de créer un “État dans l’État”. Il avait déjà fait l’objet de deux arrestations en 2003 et en 2005 pour diffamation contre le Premier ministre Hun Sen.

Le 26 juin 2012, dans un discours public, le Premier ministre Hun Sen a appelé à l’arrestation de Mam Sonando, alors à l’étranger, et un mandat d’arrêt a été émis à son encontre par le Tribunal de la province de Kratie (sud-est) le 2 juillet. Au moment de l’insurrection, le patron de Beehive se trouvait en dehors des frontières du Cambodge afin de rencontrer le collectif ayant porté plainte auprès de la Cour pénale internationale (CPI) contre le Premier ministre, en raison des manquements aux droits de l’homme dans le pays.

L’appel de Hun Sen à l’arrestation du journaliste survenait au lendemain de la diffusion par la radio Beehive d’un reportage concernant cette plainte déposée à la CPI.

Reporters sans frontières et le Centre cambodgien pour les médias indépendants sont aujourd’hui inquiets pour l’avenir des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme dans le pays.

En un mois, le journaliste Heng Serei Oudom a été assassiné après avoir écrit un article incriminant un membre des autorités locales dans le trafic de bois. Le 26 septembre, le journaliste Ek Sokunthy et sa femme ont déclarés au Phnom Penh Post avoir été attaqués par trois hommes, dont un ancien policier, sans raison apparente.

Le Cambodge figure à la 117ème place, sur 179 pays, dans le classement mondial 2011-2012 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

CLASSEMENT MONDIAL

ENNEMIS D'INTERNET

FICHES PAYS

close
Contact | Les actions de Reporters sans frontières | Mentions légales | CGU | La boutique | Les albums