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Le directeur de publication Dam Sith libéré, mais toujours poursuivi

Publié le lundi 16 juin 2008.
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Reporters sans frontières se réjouit de la libération le 15 juin 2008 de Dam Sith , directeur du quotidien d’opposition Moneaksekar Khmer. A sa sortie de la prison de Phnom Penh où il était incarcéré depuis le 8 juin, il a remercié les "ambassades, les associations de journalistes, les élus du Parti Sam Rainsy, Sam Rainsy lui-même, et Hun Sen" d’être intervenus en faveur de sa libération. Dam Sith a précisé à ses confrères qu’il ne comptait pas cesser son travail. La veille, le chef du gouvernement avait écrit au président du tribunal de première instance de la capitale pour lui demander sa remise en liberté. Hun Sen se serait porté garant "personnellement" de Dam Sith, pourtant l’un de ses opposants.

Le journaliste est toujours poursuivi devant la cour de justice de Phnom Penh pour "diffamation" et "diffusion de fausses informations" par le ministre des Affaires étrangères, Hor Namhong.


10.06.2008

Le directeur d’un journal d’opposition arrêté et une radio locale fermée à quelques semaines des élections législatives

Reporters sans frontières dénonce l’arrestation, le 8 juin 2008, du directeur de publication du quotidien Moneaksekar Khmer, Dam Sith, à quelques semaines seulement des élections législatives. Le journaliste, également candidat de l’opposition aux législatives, est poursuivi devant la cour de justice de Phnom Penh pour "diffamation" et "diffusion de fausses informations" par le ministre des Affaires étrangères, Hor Namhong.

"L’arrestation de Dam Sith constitue une double atteinte à la liberté de la presse et au pluralisme politique. Nous demandons sa libération, d’autant plus que la diffamation a été dépénalisée au Cambodge en 2006", a déclaré Reporters sans frontières.

"Le gouvernement doit permettre aux journalistes de couvrir librement la campagne électorale ainsi que le procès des anciens dirigeants khmers rouges. Toute la lumière n’a pas encore été faite sur les implications de certains dirigeants politiques actuels sous le régime des Khmers rouges. Cet examen nécessaire ne doit pas être prétexte à des règlements de comptes politiques", a ajouté l’organisation.

Le directeur de publication du quotidien en langue khmère Moneaksekar Khmer ("La Conscience Khmère"), Dam Sith, a été arrêté par la gendarmerie, dans la matinée du 8 juin, à Phnom Penh. Le juge Chhay Kong avait délivré un mandat d’amener à son encontre, et ensuite ordonné sa mise en détention provisoire à l’issue de plusieurs heures d’interrogatoire. Le journaliste de 39 ans est poursuivi pour "diffamation" après avoir publié les révélations du leader d’opposition Sam Rainsy (SRP), selon lesquelles le ministre des Affaires étrangères et le ministre de l’Economie et des Finances auraient collaboré avec le régime génocidaire des Khmers rouges.

Le chef de la diplomatie Hor Namhong a porté plainte. Il a déjà poursuivi avec succès les personnes qui l’accusaient d’avoir eu des liens avec les Khmers rouges. Sam Rainsy n’a pas été arrêté pour ses propos. Le ministre de l’Information, Khieu Kanharith, a déclaré, le 9 juin, avoir demandé à la cour la libération sous caution de Dam Sith, en attendant la poursuite de l’enquête.

Le directeur de publication est membre du comité directeur du parti d’opposition, le Sam Rainsy Party (SRP), et candidat aux élections législatives du 27 juillet 2008, dans la circonscription de Phnom Penh.

Par ailleurs, le ministère de l’Information a ordonné, le 28 mai, la fermeture de la station locale de la radio Angkor Râtha dans la province de Kratié (Est), sur les rives du Mékong. Le ministre Khieu Kanharith a accusé la station de vendre du temps d’antenne aux partis d’opposition, le SRP et le Norodom Ranariddh Party (NRP). L’opposition, dont le Parti des droits de l’homme (PDH), a dénoncé une fermeture "abusive" et "illégale", contraire au droit à l’information garanti par la Constitution du Royaume. Reporters sans frontières demande au gouvernement de permettre à cette radio de reprendre ses émissions dans les meilleurs délais.

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