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Le Quotidien suspendu pour une semaine : RSF écrit à l'organe de régulation des médias

Le Quotidien suspendu pour une semaine : RSF écrit à l’organe de régulation des médias

Publié le mercredi 26 décembre 2012.
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Le 26 décembre 2012, Reporters sans frontières a adressé un courrier à Madame Béatrice Damiba, président du Conseil supérieur de la communication (CSC), pour lui exprimer sa déception après la décision de l’organe de régulation des médias de suspendre le journal Le Quotidien du 17 au 23 décembre 2012.

"Cette mesure, que le CSC justifie par les ’manquements récurrents du journal au droit à l’image et à la déontologie’, nous paraît inadéquate et semble avoir pour unique but de sanctionner la ligne éditoriale du magazine", a écrit Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières.

"Votre décision pose la question du droit à l’image et de sa relation avec le principe de la liberté de l’information. En l’absence d’un débat d’envergure nationale sur cette question, que nous vous encourageons d’ailleurs à organiser en collaboration avec l’Observatoire burkinabé des médias (instance d’autorégulation), la décision du CNC reste entachée de subjectivité", a-t-il ajouté.

"Empêcher la publication d’un média est une mesure contraire à la liberté de l’information et nuit autant au journal qu’à ses lecteurs. Fonder une telle décision sur une appréciation subjective de la violence véhiculée par une image n’est pas compatible avec un Etat de droit. Il nous apparaît nécessaire que les éléments susceptibles d’être sanctionnés par un organe judiciaire, administratif ou corporatif le soient sur la base d’une liste précise de critères règlementaires", a conclu le directeur de l’organisation de défense de la liberté de l’information.

Reporters sans frontières a également exprimé sa surprise de voir qu’une telle sanction, sans équivalent sous la présidence de Béatrice Damiba, n’a à aucun moment impliqué l’Observatoire burkinabé des médias. S’accorder avec cet organe aurait permis un plus grand impact pédagogique puisque la décision aurait signifié la désapprobation du corps professionnel plutôt que celle d’un organe administratif et politique.

Plus d’informations sur la liberté de l’information au Burkina Faso.

Photo : AFP / Ahmed Ouoba

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