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Conclusion en vue de l'enquête sur l'assassinat du chroniqueur sportif Valério Luiz

Conclusion en vue de l’enquête sur l’assassinat du chroniqueur sportif Valério Luiz

Publié le lundi 4 février 2013.
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Reporters sans frontières prend acte des derniers développements de l’enquête sur l’assassinat de Valério Luiz de Oliveira. Le chroniqueur sportif de la station privée Radio Jornal 820 AM, âgé de 49 ans, avait été tué par balles dans l’après-midi du 5 juillet 2012 à Goiânia, la capitale de l’État de Goiás. Valério Luiz compte parmi les cinq journalistes assassinés au Brésil en 2012 en lien avec leur activité professionnelle.

“La détention de Mauricio Sampaio, ancien vice-président de l’Atlético-Goiás, tend à confirmer la piste de représailles liées aux mises en cause des pratiques des dirigeants du club de football par Valério Luiz à l’antenne de sa radio. Tout en respectant la présomption d’innocence, Reporters sans frontières salue cette avancée de l’enquête. Les graves problèmes de sécurité qu’endurent les journalistes brésiliens, surtout localement, ont certes pesé sur la note du pays dans le dernier Classement Mondial établi par Reporters sans frontières. Pour autant, le Brésil se distingue d’autres pays de la région par ses efforts de lutte contre l’impunité dans nombre de dossiers”, a déclaré Reporters sans frontières.

L’arrestation, le 1er février 2013, de trois hommes suspectés d’avoir participé à l’exécution de Valério Luiz a rapidement permis de remonter à l’entrepreneur Mauricio Sampaio. Marco Vinicius, surnommé “Marquinhos” et boucher de profession, a immédiatement avoué être l’auteur matériel du crime. Un policier militaire et un troisième individu, ami et partenaire en affaires, de Mauricio Sampaio, auraient, quant à eux, engagé le premier pour tuer le journaliste moyennant la somme de 200 000 réais (environ 74 000 euros).

Mauricio Sampaio, désigné comme commanditaire, a été arrêté à son domicile dans la journée du 2 février. Sa déposition est attendue aujourd’hui, 4 février. L’ancien vice-président de l’Atlético-Goiás a nié les faits jusqu’à présent. Il faisait l’objet de vives critiques de la part du journaliste, déclaré avec son média personae non grata dans l’enceinte du club.

Lire également le rapport d’enquête : "Brésil, le pays aux trente Berlusconis".

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