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Reporters sans frontières demande la levée de la suspension du Béninois Libéré

Reporters sans frontières demande la levée de la suspension du Béninois Libéré

Publié le vendredi 6 juillet 2012.
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Le 6 juillet 2012, Reporters sans frontières a adressé un courrier à Théophile Nata, président de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Bénin, pour lui demander la levée de la suspension infligée au journal Le Béninois Libéré ainsi que l’abandon des sanctions imposées à ses responsables.

L’organisation a également écrit au chef de l’Etat béninois, Thomas Boni Yayi, afin de l’informer de cette démarche.

"Reporters sans frontières, qui avait déjà dénoncé à l’époque le caractère très sévère de votre décision, s’inquiète de la durée de cette suspension et de ses conséquences pour Aboubacar Takou et Eric Tchiakpé. En empêchant Le Béninois Libéré de reparaître, vous maintenez ces deux journalistes dans l’inactivité professionnelle et la précarité économique, et vous privez le lectorat béninois d’un titre important", a écrit Reporters sans frontières à Théophile Nata.

"Aussi nous en appelons aujourd’hui à votre indulgence et vous prions de réexaminer ce cas. Il nous semble que l’équipe du Béninois Libéré a suffisamment payé, depuis décembre 2011, pour la faute que vous leur reprochez. Vous signeriez un geste fort et louable en permettant à ce journal et à ses responsables de reprendre leur activité", ajoute la lettre.

Par une décision en date du 8 décembre 2011, la HAAC a suspendu définitivement Le Béninois Libéré pour "violation des règles éthiques et déontologiques de la profession". Tous les écrits du quotidien ont fait l’objet d’une saisie conservatoire et les locaux ont été mis sous scellé. Le directeur du journal, Aboubacar Takou, et son directeur de publication, Eric Tchiakpè, se sont par ailleurs vu interdire jusqu’à nouvel ordre l’exercice de la profession de journaliste ainsi que de créer un nouvel organe de presse.

La HAAC reprochait au quotidien "des écrits incendiaires, des propos discourtois qui visent à détruire la République et mettre à mal les relations entre le Bénin et les pays membres du Conseil de l’Entente", ainsi qu’un titre "d’une gravité particulière" et des expressions "grossières, outrageantes, ordurières envers des chefs des Etats du Conseil de l’Entente". Le journal avait tourné en dérision la réunion, à Cotonou, des chefs d’Etat de l’organisation régionale dans un article intitulé "Conseil de l’Entente : Du vent !".

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