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Plus aucun journaliste en détention, ni aucune inculpation

Publié le mercredi 20 septembre 2006. Mis à jour le vendredi 22 septembre 2006.
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Les quatre journalistes arrêtés au Bénin depuis le 15 septembre 2006 ont été libérés les 18 et 19 septembre, après avoir été entendus, puis relaxés par le procureur de la République.

"Nous saluons le fait que ces affaires sont closes. Il reste que l’intimidation de journalistes par la police n’est en aucun cas une réponse au journalisme sensationnaliste ou approximatif. Si le gouvernement béninois a voulu rappeler la profession à l’ordre en lançant cette vague d’arrestations, il s’agit d’une initiative absurde. Il existe des outils utiles et efficaces pour réguler les médias et il est aberrant de ne pas s’appuyer sur eux, sauf à dire que la liberté de la presse et la gestion démocratique des médias appartiennent désormais au passé", a déclaré Reporters sans frontières.

Virgile Linkpon et Richard Couao-Zotti, respectivement directeur de publication et directeur de la rédaction du quotidien privé La Diaspora de Sabbat, arrêtés le 15 septembre, ont été relâchés le 18 septembre dans la soirée. Judicaël Adikpeto, chef d’édition du même journal, arrêté le 18 septembre, a été relâché après une journée de détention. Aucune charge n’a été retenue contre eux.

Ils ont été interrogés sur un article, paru le 14 septembre, qui affirmait sans preuves que le fils aîné du chef de l’Etat était en état de "démence". La Diaspora de Sabbat est un nouveau journal à parution irrégulière, connu pour ses dérives sensationnalistes.

De son côté, Cyrille Saïzonou, directeur de publication du quotidien privé Djakpata, arrêté le 18 septembre, a été relâché le 19 septembre en fin de journée, après avoir été entendu par le procureur au sujet d’articles parus les 25 août, 1er et 8 septembre. Ces articles, souvent peu ou mal sourcés, sont intitulés : "Concours professionnel à la police : pourquoi la hiérarchie se précipite-t-elle ?", "Espionnage au sommet de l’Etat : un ministre de Yayi Boni agent secret d’un pays du Nord" et "Organisation des concours professionnels à la police : le ministre Alia veut-il cautionner la magouille ?". Aucune charge n’a été retenue contre lui.

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