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Deux journalistes libérés après deux mois d'incarcération

Deux journalistes libérés après deux mois d’incarcération

Publié le lundi 12 février 2007.
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Clément Adéchian et de Cécil Adjévi, respectivement directeur de publication et rédacteur en chef du quotidien privé L’Informateur, ont été libérés le 9 février 2007. Ils ont été relâchés après le paiement de dommages et intérêts, dont le montant s’élève à 5 millions de francs CFA (7.520 €).


05.12.2006 - Deux journalistes condamnés à six mois de prison ferme pour “diffamation”

Reporters sans frontières s’étonne de la condamnation à six mois de prison ferme prononcée le 1er décembre 2006 à l’encontre de Clément Adéchian et de Cécil Adjévi, respectivement directeur de publication et rédacteur en chef du quotidien privé L’Informateur, assortie d’une amende de 500 000 FCFA (752 euros), pour “diffamation”.

“Outre qu’elle donne une tonalité politique à ce qui n’est qu’un fait divers, la sévérité de cette condamnation ne constitue nullement une réponse adaptée à la faute journalistique. Nous l’avons assez martelé : l’encadrement de la presse doit être laissé aux organes de régulation des médias et non à la justice pénale, car la prison a une portée symbolique dont l’efficacité est inversement proportionnelle à celle de la sanction des pairs. Sachant qu’il s’agit de la deuxième affaire d’emprisonnement de journalistes depuis le début du mandat de Boni Yayi, nous pensons qu’il est urgent de réformer la loi”, a déclaré Reporters sans frontières.

Les deux journalistes ont été arrêtés et condamnés le 1er décembre pour “diffamation”, suite à une plainte d’un huissier de justice, Me Maxime Bankolé. Ce dernier était accusé de viol dans un numéro de L’Informateur, sans que les journalistes aient pu fournir les preuves de cette accusation. Les journalistes ont été aussitôt conduits à la prison civile de Cotonou, et leur avocat a fait appel de cette décision.

Dans un communiqué publié le 4 décembre, le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (CNPA) et l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) ont rappelé “qu’il est toujours mauvais pour l’image de notre pays et la consolidation de notre démocratie, d’envoyer de façon effective des journalistes en prison rien que pour leurs écrits”, et ont fait appel à “la clémence des autorités judiciaires et la compréhension des autorités politiques”.

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