Les autorités sont parvenues ainsi à imposer un black-out médiatique. En parallèle, elles ont lancé, grâce aux médias officiels ou inféodés au pouvoir, une véritable campagne de propagande contre les principales figures du mouvement de protestation, n’hésitant pas à les afficher publiquement comme traîtres, ou de les qualifier de terroristes.
Suite à la levée de l’état d’urgence et à l’instauration d’un ’dialogue national’, une commission d’enquête a rendu public son rapport en novembre 2011, concluant notamment que les forces de l’ordre s’étaient rendues coupables de graves violations des droits de l’homme. Si les autorités se sont engagées à mettre en place un certain nombre de réformes, les efforts restent insuffisants. La peine de sept ans de prison encourue par deux des policiers impliqués dans la mort du blogueur Zakariya Rashid Hassan Al-Ashiri, décédé le 9 avril 2011 en détention, apparaît dérisoire.
Par ailleurs, des journalistes et blogueurs, condamnés par des tribunaux militaires pendant le soulèvement populaire, n’ont pas vu leur dossier réexaminer par des juridictions civiles, malgré l’engagement public des autorités en ce sens. Tel est le cas du blogueur Abdeljalil Al-Singace, porte-parole et directeur du bureau des droits de l’homme du mouvement Al-Haq pour les libertés civiles et la démocratie, arrêté le 17 mars 2011.
En outre, à la veille de l’anniversaire du soulèvement, en février 2012, de nombreux journalistes étrangers se sont vu refuser un visa pour se rendre au Bahreïn. Politique réitérée lors du Grand-Prix de Formule 1 de Manama en avril 2012. Ces refus visent à limiter le nombre de témoins gênants des manifestations et de leur répressions.
Hamad Ben Aissa Al Khalifa, en tant que roi, est responsable de l’ensemble des exactions commises.
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