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Harcèlement policier contre un journaliste de Wariyapola

Publié le jeudi 12 septembre 2002. .
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Nishanta Kumara, correspondant du quotidien Ravaya, craint pour sa vie depuis la publication de l’un de ses articles sur des soupçons d’actes de torture par des policiers de Wariyapola (nord-ouest du pays). "L’arrivée de votre gouvernement a représenté une amélioration significative de la situation de la liberté de la presse avec, notamment, la réduction des agressions et la suppression de la loi sur la diffamation criminelle. Mais l’impunité dont jouissent les policiers impliqués dans cette affaire est un retour en arrière préoccupant", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, John Amaratunga. L’organisation a demandé qu’une enquête soit ouverte au plus tôt et que les auteurs de ce harcèlement soient sanctionnés.

Le harcèlement dont est victime Nishanta Kumara a commencé le 10 juillet 2002, lorsque trois hommes, dont Sanil, un militant de l’UNP (parti au pouvoir), l’ont agressé dans un autobus. Ils lui ont demandé, sous la menace d’un couteau, s’il était "le chien d’activiste des droits de l’homme qui essaye d’envoyer son beau-frère en prison". L’un de ses agresseurs était sur le point de lui donner un coup de couteau quand le chauffeur a remarqué l’incident et a arrêté le bus, permettant au journaliste de s’enfuir. A partir du 19 août, Nishanta Kumara craint de nouveau pour sa vie. Le journaliste est en effet suivi quotidiennement par deux hommes sur une moto rouge sans immatriculation.

Le journaliste a porté plainte à deux reprises (les 10 juillet et 5 septembre) auprès de l’inspecteur général de la police de Colombo, d’officiers de la police de Kurunegala, ainsi que de la Commission des droits de l’homme du Sri Lanka. Mais aucune enquête n’a été ouverte.

Nishanta Kumara est l’auteur d’un article sur Nandani Herat, une femme de 39 ans qui aurait été torturée par des policiers, lors de sa garde à vue au poste de police de Wariyapola.

D’autres journalistes ont été victimes d’intimidations policières alors qu’ils couvraient le procès de Nandani Herat et celui des policiers accusés de l’avoir torturé. Une équipe de la télévision publique s’est vu interdire d’assister aux séances du tribunal de Wariyapola. Elle avait quitté la Cour et filmait depuis sa camionnette quand une vingtaine d’officiers en civil sont venus fouiller le véhicule et ont menacé les journalistes de les arrêter s’ils continuaient à filmer. Ils ont alors quitté les lieux et ont été suivis par une camionnette bleue. Les policiers ont demandé aux journalistes de se tenir à l’écart du tribunal lors de l’audience suivante, le 13 septembre.

Reporters sans frontières a demandé au ministre à garantir aux journalistes une libre couverture du procès dont la prochaine audience a lieu le 13 septembre.

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